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Crise alimentaire mondiale

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Crise alimentaire mondiale

Message  jeffe le Lun 14 Avr - 23:38




Crise alimentaire mondiale :
le FMI et la banque mondiale craignent le pire

Une trentaine de pays sont touchés, la plupart en Afrique

Face à la multiplication des « émeutes de la faim », la crise alimentaire est devenue depuis ce week-end une priorité pour les grandes organisations internationales, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale en premier lieu. L’heure est grave : la situation risque d’empirer dans les semaines et les mois à venir.

« Choc alimentaire mondial », un véritable « tsunami économique et humanitaire ». En qualifiant la crise actuelle ainsi, Louis Michel, commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, a très bien saisi son ampleur et sa gravité. Ce phénomène a fait l’objet dimanche d’une réunion du Comité de développement de la Banque mondiale à Washington. Son président, Robert Zoellick, a appelé les Etats à intervenir d’urgence pour éviter que la crise ne s’aggrave et n’appauvrisse davantage les quelques 100 millions de pauvres que compte la planète.

Cette déclaration vient à l’heure où un certain nombre de pays sombre dans l’instabilité politique, économique et sociale. Les « émeutes de la faim » se multiplient et deviennent de plus en plus violentes en Egypte, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Burkina Faso, au Sénégal, à Madagascar ou encore aux Philippines et en Haïti, pour ne citer que ces pays.
Les morts se comptent par dizaines. Au Cameroun, on en compte une cinquantaine depuis février. En Haïti, Etat le plus pauvre du continent américain, le gouvernement a été renversé samedi après plus d’une semaine d’émeutes.

L’Afrique, continent le plus touché

La Banque mondiale estime que 33 pays pourraient connaître des troubles politiques et des désordres sociaux en raison de la forte hausse des prix des produits alimentaires et énergétiques. La FAO, organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, évalue leur nombre à 37, africains pour la plupart.

Dans les pays les plus pauvres, le budget alimentaire constitue déjà les trois quarts du budget total d’un ménage (contre 15% dans les pays développés). Quand les prix ne sont pas indexés sur les salaires, que faire ? La Banque mondiale prévoit de doubler ses prêts agricoles en Afrique en les portant à 800 millions de dollars et
propose également aux fonds souverains de consacrer 30 milliards de dollars (soit 1% de leur actif) aux investissements en Afrique.

D’autre part, le programme alimentaire mondial (PAM), avait réclamé près de 500 millions de dollars à la communauté internationale avant le 1er mai. R. Zoellick a indiqué qu’il a déjà reçu plus de la moitié de la somme. Mais « ce n’est pas assez », « il demeure urgent que les gouvernements interviennent », a-t-il insisté.

Les biocarburants au détriment de l’autosuffisance alimentaire

Les causes sont multiples. Mais deux d’entre elles sont régulièrement citées. La hausse de la demande des pays émergents comme la Chine et l’Inde explique en partie la crise. Ces dernières années, une classe moyenne est apparu au fur et à mesure que les salaires ont augmenté. Les habitudes alimentaires changent et
« s’occidentalisent » fortement. La consommation de viande prend une place de plus en plus manifeste. Or, 64% des terres cultivables de la planète sont dédiées à la nourriture de bétail.
Certaines denrées agricoles telles que le soja sont presque exclusivement consacrées à l’alimentation animale. Autre fait notable : les terres cultivables ne cessent de décroître au fur et à mesure que la population mondiale augmente et s’urbanise. Celle-ci passera de quelque 6,5 milliards de personnes à plus de 9 milliards d’ici 2050.

Mais ce sont les biocarburants qui font l’objet de critiques de plus en plus virulentes. Face au défi environnemental et à l’envolée du prix du pétrole, de grands groupes industriels ont cherché une alternative possible à l’« or noir ».
La croissance des biocarburants se trouve dopé. Selon le FMI, 20 à 50% de la production mondiale de colza et de mais ont ainsi été détourné de leur usage initial. Une concurrence « déloyale » qui mine la production alimentaire et met à mal les populations des pays en développement.

DSK : « Les conséquences seront terribles »

Dans un entretien à Libération publié lundi, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, a pour sa part estimé que le monde se dirige « vers une très longue période d’émeutes, de conflits, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable » liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires.

Si la hausse continue à ce rythme-là, « les conséquences seront terribles », a lancé Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI. « Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre », a t-il ajouté.

La mauvaise santé de l’économie mondiale n’augure rien de bon. La crise alimentaire survient en pleine crise financière dite des « subprimes », prêts immobiliers à risque qui se sont titrisées et qui a entrainé des pertes financières colossales et des faillites. Le G8 Finances, qui se réunira en juin prochain au Japon, se saisira de
ces deux dossiers. « Mais, franchement, nous ne pouvons attendre jusque là », a reconnu R. Zoellick.

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Re: Crise alimentaire mondiale

Message  ecotone le Mer 16 Avr - 14:15

J'ai découvert ce Jean Ziegler il y a peu d'années, j'avoue que j'aime beaucoup son discours.

Il a fait la promotion du filme ce cet autrichien, "Le marché de la fin". Je n'ai pas encore eu le temps de le voir... Mais un ami forum, nous l'a mis à disposition pour le faire circuler au maximum...


ecotone a écrit:ZOOTROPE FILMS"Le Marché de la faim" : tir nourri contre l''agrobusiness'

LE MONDE | 24.04.07 | 16h46 • Mis à jour le 30.04.07 | 08h34


Image hébergée par l'admin
(Une image du documentaire autrichien d'Erwin Wagenhofer, "We Feed the World. Le Marché de la faim".


Détruisons aujourd'hui notre pain quotidien. C'est ce que font les grandes chaînes de boulangerie de Vienne, en Autriche. Chaque jour, 20 % à 25 % de ce qui a été sorti du four est mis au rebut. Soit l'équivalent de ce qui est consommé à Graz, la deuxième ville du pays. Une partie de ces déchets est donnée aux cochons, le reste prend le chemin de la décharge ou des incinérateurs d'ordures. Ce n'est qu'un exemple, symbolique, de l'incohérence de la politique alimentaire mondiale. En 2004, l'Organisation des Nations unies a constaté qu'avec ce qu'elle produisait l'agriculture était en mesure de nourrir 12 milliards de personnes. C'est-à-dire le double de la population du globe. Il y a donc, sur notre planète, suffisamment à manger pour tous. Mais la nourriture n'est pas bien répartie.


Autre exemple d'absurdité assassine : le Brésil est l'un des plus puissants pays agricoles du monde. On y produit plus de 100 millions de tonnes de céréales par an. Mais la majeure partie de ces cultures est destinée à la nourriture du cheptel des pays européens. La forêt amazonienne est progressivement rasée (l'équivalent de la surface de la France et du Portugal, depuis 1975) afin d'étendre les champs de soja, dont ne profitera pas une population qui souffre de malnutrition chronique.

Voilà le sujet de cet effrayant documentaire, l'objet du scandale : les ravages de l'agriculture industrialisée, le cynisme des multinationales de l'agroalimentaire. Erwin Wagenhofer, cinéaste et journaliste, a enquêté dans quelques pays, soulevé des problèmes emblématiques. Son film met le doigt sur les conséquences écologiques et sociales désastreuses de l'exploitation intensive des terres.Le Marché de la faim fait état d'un chaos, générateur d'injustices et de pollution. Il dénonce l'emploi dangereux des techniques génétiques et les manipulations politiques. Ce n'est pas tant, comme on a pu le voir ailleurs, le transport des animaux, l'élevage en batterie, l'arnaque aux subventions, la vache folle ou la grippe aviaire qui sont désignés dans ce cri d'alarme sur la malbouffe, mais plutôt la philosophie des extrémistes de la consommation et du libre-échange. Avec cette question annexe : qu'est-ce qu'un marché libre s'il est pratiquement monopolisé par les cinquante plus grands groupes mondiaux ? A la fin du film, l'Autrichien Peter Brabeck, PDG de Nestlé (leader mondial du secteur de l'eau en bouteille), conteste l'"avis extrême" des ONG qui souhaitent voir l'eau reconnue comme un droit public ("En tant qu'êtres humains, vous êtes en droit d'avoir de l'eau"), et, sans gêne, défend sa thèse : "L'eau est un aliment, elle devrait donc avoir une valeur marchande..."
Les statistiques tombent, les hommes témoignent, les images parlent, avec éloquence. Voilà un pêcheur de Concarneau (Finistère). Cet artisan n'a pas de sonar sur son bateau, il sait à la minute près, en observant la lumière, quand il faut jeter ses filets. Le film nous montre la différence entre le turbot qu'il vend sur le marché et les poissons drainés par les pêches industrielles, dans les grands fonds. Elle est visible à l'oeil nu, elle se vérifie au toucher. D'un côté la bête frémissante du pêcheur breton, de l'autre ces cadavres aux yeux explosés par la pression dans les nasses géantes. Ces poissons-rats, qui "ne sont pas faits pour être mangés, mais pour être vendus".

CULTIVATEURS CONDAMNÉS

Nous voilà maintenant en Espagne, à Almería, où 30 000 serres ont été installées sur 35 000 hectares : la métropole de l'élevage de la "tomate de combat", qui pousse dans de la laine de roche enrichie de minéraux et de substances nutritives, pour les supermarchés d'Europe. Cette boule rouge et sans goût est-elle le fruit d'une plante ? Elle fait partie des légumes andalous qui, grands voyageurs, font 3 000 kilomètres en camions pour arriver dans nos assiettes.
Les semences viennent de Roumanie, génétiquement modifiées : elles condamnent le cultivateur de maïs mexicain à devenir un réfugié économique dans son propre pays. Comme le paysan sénégalais, dont les légumes sont un tiers plus chers que les légumes européens installés sur les marchés.
Pour compléter ce film édifiant, Erwin Wagenhofer publie un livre (avec Max Annas) : Le Marché de la faim (Actes Sud, 192 p., 20€). Où l'on s'interroge sur ce que nous avalons, et sur le sens de cette fuite en avant qui tue plus de gens (des pays pauvres) que les guerres. Pas de crabe dans la "chair de crabe", pas de fraises dans le "yaourt aux fraises". Le poulet qu'on nous fait manger est-il encore un animal ? "Quelque chose ne tourne pas rond sur notre planète."







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Re: Crise alimentaire mondiale

Message  ecotone le Mer 16 Avr - 14:16

ecotone a écrit:Le marché de la faim




We feed the world de Erwin Wagenhofer



Image hébergée par l'admin
http://photos.cityvox.com/photos_grand/22/201/le-marche-de-la-faim,248086.jpg Le marché de la faim

la bande annonce du film http://www.we-feed-the-world.fr/site.htm dont Jean Ziegler parle.




Mis en ligne par Pseudo, que nous remercions,
du site 8) ecophilopat



Le film 8) http://video.google.fr/videoplay?docid=5039112951831053451



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"Le Marché de la faim"

Message  jeffe le Mer 16 Avr - 16:05

Les trois parties du film que propose Ecotone:
Part 1/3
Part 2/3
Part 3/3


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Crise alimentaire : des solutions existent, par Jacques Chirac

Message  jeffe le Ven 18 Avr - 14:00

Afrique, Asie, Amérique latine, Caraïbes : la carte des "émeutes de la faim" s’étend chaque jour. Le monde est confronté au spectre des grandes famines alors même qu’il traverse une crise financière dangereuse. La cohésion, si délicate, de la communauté internationale est doublement menacée. Je le dis solennellement : cette conjonction des périls fait courir au monde un risque sans précédent.

Jacques Chirac, Le Monde, 16 avril 2008

Sans mesures d’urgence et de fond, nous assisterons à des émeutes de plus en plus violentes, à des mouvements migratoires de plus en plus incontrôlables, à des conflits de plus en plus meurtriers, à une instabilité politique croissante. Les ingrédients d’une crise majeure sont réunis et la situation peut se dégrader très vite.

FACE À CE DANGER, LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE DOIT ASSUMER SES RESPONSABILITÉS,

toutes ses responsabilités, dans une totale coopération du Nord et du Sud.

Elle doit se mobiliser autour d’objectifs précis :

pour résoudre, d’abord, la question de l’urgence : le Conseil de sécurité de l’Organisation des nations unies, qui devrait se tenir au plus tôt sur la crise alimentaire mondiale, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la déstabilisation des Etats les plus menacés.

L’Europe et les Etats-Unis ont enfin annoncé le déblocage d’une aide d’urgence au profit du Programme alimentaire mondial. Je ne doute pas que les autres grandes puissances, membres du G8, pays émergents et pays de l’OPEP qui tirent des rentes exceptionnelles de l’augmentation du prix du pétrole, auront à coeur de prendre toute leur part de cet effort immédiat de solidarité ;

pour résoudre, ensuite, les problèmes structurels : je plaide depuis longtemps pour aller plus loin que les seules mesures d’urgence conjoncturelles. C’est une véritable révolution des modes de pensée et d’action en matière de développement, notamment dans le domaine agricole, qui s’impose.

PARVENIR PARTOUT À L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

L’offre de produits alimentaires au niveau mondial est insuffisante.

Je n’ai jamais cessé de me battre contre le gel de la production en Europe et de promouvoir le développement agricole des pays pauvres.

Il nous faudra, demain, nourrir 9 milliards d’hommes.
Tout le monde se rend compte, enfin, que l’humanité a besoin de la production de toutes ses terres agricoles. L’autosuffisance alimentaire est le premier des défis à relever pour les pays en développement. Des outils existent. Nous savons tous ce qu’il faut faire : infrastructures rurales, stockage, irrigation, transport, financement des récoltes, organisation des marchés, microcrédit, etc.

L’agriculture vivrière doit être réhabilitée. Elle doit être encouragée. Elle doit être protégée, n’ayons pas peur des mots, contre une concurrence débridée des produits d’importation qui déstabilisent l’économie de ces pays et découragent les producteurs locaux.

Pour relever ce défi, il est nécessaire d’investir à la fois dans la recherche - pour développer des productions et des variétés adaptées aux nouvelles donnes du changement climatique et de la raréfaction des ressources en eau -, et dans la formation et la diffusion des techniques agricoles. Il faut miser sur les hommes, sur les producteurs locaux, qui doivent percevoir la juste rémunération de leurs efforts. Les échanges doivent obéir à des règles équitables, respectant à la fois le consommateur et le producteur. La libre circulation des produits ne peut pas se faire au détriment des producteurs les plus fragiles.

APPORTER DES FINANCEMENTS INNOVANTS ET STABLES AU DÉVELOPPEMENT

Les besoins d’investissement sont massifs et pour longtemps. Il est vital de maintenir l’effort d’aide publique au
développement et de respecter l’objectif de 0,7 % du PIB.

Il est tout aussi vital de dégager des ressources additionnelles par des financements innovants. Que n’ai-je entendu quand j’ai milité, avec mon ami le Président Lula du Brésil, pour l’idée, pourtant évidente, que le financement du développement requiert des ressources pérennes ! La taxe sur les billets d’avion a permis en
2007 de dégager plusieurs centaines de millions d’euros en faveur de l’accès aux médicaments. C’est un succès. D’autres efforts d’imagination devraient permettre de dégager rapidement les ressources nécessaires pour faire face à la crise alimentaire.

Explorons par exemple, comme le suggère le président de la Banque mondiale, M. Robert Zoellick, dans le cadre de conversations avec les fonds souverains, comment orienter une partie de leurs moyens vers des investissements productifs en Afrique. Le prochain G8 pourrait utilement consacrer une séance de travail à l’examen de cette proposition.

La contribution des financements innovants au développement des pays les plus pauvres sera une des priorités de ma fondation. Ce n’est, certes, qu’un moyen mais ayons conscience que, face au caractère inédit de la crise que nous vivons, la communauté internationale n’a d’autres choix que celui de l’imagination et de la solidarité.

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Re: Crise alimentaire mondiale

Message  crabe à roulettes le Ven 18 Avr - 14:07

les finances, les banques, le fmi........tuent les peuples de la planète
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Re: Crise alimentaire mondiale

Message  jeffe le Sam 26 Avr - 12:19

Mon cher Crabe
Voici, je pense, de quoi moudre pour vos pinces expertes:
source
Un choc alimentaire mondial, par Corinne LEPAGE

Risque de « tsunami » humanitaire prévient le commissaire européen au Développement,Louis Michel.
« Un choc alimentaire mondial se profile », et l'Afrique risque d'être la région la plus touchée.
Il est d’ailleurs de fait que de Haïti à la Côte d’ivoire, les émeutes de la faim se multiplient. Elles ont fait 40 morts au Cameroun en février et généré de violents incidents en Côte d'Ivoire, en Mauritanie et au Sénégal. Au Burkina Faso, plusieurs syndicats ont lancé une grève générale de deux jours. A Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, des milliers de personnes ont manifesté à Port-au-Prince.
De nombreux Mexicains ne peuvent plus acheter le maïs, pour fabriquer, leur plat de base, la tortilla. En Asie et en Egypte, l'envol du prix du riz atteint un tel niveau que l’exportation est remise en cause.

En effet, les grands pays producteurs réduisent leurs exportations pour protéger leur marché intérieur, poussant davantage encore les prix mondiaux à la hausse. La suspension annoncée des exportations de riz de l'Inde (troisième exportateur mondial), elle-même confrontée à une forte inflation, a généré une nouvelle poussée de fièvre. Au Bangladesh, grand importateur de riz, où les familles les plus pauvres consacrent 70 % de leurs revenus à la nourriture, l'explosion des prix constitue une vraie menace pour la stabilité politique. Il en va de même à Manille où l'armée philippine distribue du riz dans les quartiers pauvres. Le gouvernement indonésien promet lui aussi de distribuer du riz et subventionne désormais l'huile de cuisson.
L'inflation génère aussi des troubles au Vietnam et en Thaïlande, où le prix du riz a bondi de 50 % le mois dernier.


Les organismes internationaux tirent tour à tour la sonnette d’alarme :
la BRI pour laquelle « Le poids de la nourriture dans les dépenses des ménages est élevé en Afrique. Cela veut dire que la hausse des prix mondiaux peut avoir un impact majeur sur les revenus réels. » Même le Fonds monétaire international (FMI), ce week-end, souligne l’urgence et considère qu'utiliser des denrées destinées à l'alimentation pour produire des agrocarburants "pourrait affecter davantage les réserves mondiales de terres agricoles et d'eau déjà rares, faisant par là même grimper encore plus les prix des produits alimentaires".
Enfin,l'Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO) a annoncé que les réserves alimentaires mondiales sont les plus basses depuis 25 ans, ce qui menace de provoquer ce qu'elle appelle "une crise très grave".

Les causes de cette situation sont multiples :

demande accrue soulignée par Pascal Lamy, directeur général de l’OMC liée à l'émergence de classes moyennes en Chine et en Inde,. « qui consomment de plus en plus de poulet et de porc, eux-mêmes transformateurs de céréales ». mais surtout, offre alimentaire en berne due au changement climatique (inondations au Bangladesh, intempéries en Chine, sècheresse accrue ...) et à l’essor des agrofuels qui n’ont rien de biocarburants.
Paul Krugman l’affirme de manière crue : les biocarburants provoquent la famine. « Les terres consacrées aux cultures de biocarburants de synthèse ne sont plus disponibles pour les cultures vivrières, ce qui fait que les subventions aux biocarburants sont un facteur majeur dans la crise alimentaire.

Un exemple parmi d’autres :

Le Swaziland, qui perçoit des aides alimentaires d'urgence puisque 40% de la population subit une grave crise alimentaire, a décidé d’exporter des agrofuels fabriqués à partir de la cassave, aliment de base. Plusieurs milliers d'hectares de terres agricoles ont été alloués à la production d'éthanol dans le comté de Lavumisa, qui se trouve être le plus touché par la sécheresse. Et que dire de la déforestation
à l’échelle industrielle pour produire de l’huile de palme, voire pour développer le jatropha. La catastrophe est autant humaine qu’écologique.
La hausse des prix, celui du riz qui a augmenté de 20% au cours de l'année dernière, celui du maïs de 50% et celui du blé de 100% menace de famine des millions de personnes en sus des 850 millions de personnes qui souffraient de la famine lorsque les prix étaient plus abordables.

Dès lors, l’Humanité se trouve confrontée à une défi qu’elle pensait avoir éradiqué : celui de menaces de guerres pour les causes les plus anciennes qui soient : s’approprier des terres pour se nourrir.


L’aide alimentaire n’y suffira évidemment pas si tout le système économique et financier joue en sens contraire : subventions des pays riches à commencer par les Etats-Unis à leur agriculture, développement massif des agrofuels de la première génération aux lieux et places des cultures vivrières, monocultures à l’échelle industrielle dans les pays du sud chassant les paysans vers les bidonvilles et surtout absence de toute mesure sérieuse pour lutter à grande échelle contre le changement climatique. Un moratoire sur les agrofuels est indispensable que l’Allemagne a d’ores et déjà décidé.

Mais, il ne s’agit que d’une première étape. Les égoïsmes nationaux, le court-termisme, l’absence de prise en compte des coûts globaux , l’aveuglement peuvent nous ramener à la nuit des temps alors que nous disposons de tous les outils , technologiques, financiers, économiques, intellectuels pour reprendre la voie du progrès humain.

Il ne nous manque qu’un paramètre : celui d’accepter de changer nos modes de réflexion, de ne pas résoudre un problème en en créant un autre encore plus grave, de replacer les outils économiques dans un contexte plus général. A quoi servent les instruments les plus sophistiqués quand les besoins vitaux ne sont pas remplis ? C’est un autre mode de développement qui doit être défini, qui ne sera possible que pour autant que nous acceptions de remettre en cause notre modèle univoque qui est à bout de souffle en nous posant simplement la question du sens.
. Corinne LEPAGE Chronique diffusée sur France-Culture ce matin (14.04.2008)
SUR RELATIO: LE BULLETIN DE WILLIAM PETITJEAN
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"Le droit à l'alimentation est un droit de l'homme fondamental"

Message  jeffe le Lun 5 Mai - 16:49

Publié sur Rue89 en partenariat avec droitshumains-geneve.info

L
a crise alimentaire mondiale est avant tout une violation massive d’un droit de l’Homme, le droit à l’alimentation: c'est la position défendue par le juriste Olivier De Schutter qui a succédé le 1er mai au sociologue Jean Ziegler
comme rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Pour le jeune Belge, le défi est double: gérer la crise alimentaire mondiale et le lourd héritage laissé par son encombrant prédécesseur. Il démarre sur les chapeaux de roues.

Le nouveau rapporteur spécial demande une session extraordinaire du Conseil des droits de l’Homme sur le droit à l’alimentation, ce qui signifierait que cette institution basée à Genève, non seulement se pencherait sur un droit
économique et social, mais aussi sur une thématique qui affecte l’ensemble des pays: une double première. Que justifie la gravité de la situation, estime-t-il. Objectif: que le Conseil des droits de l’Homme adresse un message à la Communauté internationale qui ne parlerait plus seulement de famine ou de pauvreté, mais du droit à l’alimentation, "le grand absent de cette crise". En clair: qu’il reconnaisse les obligations des Etats en la matière.
Olivier De Schutter se positionne ainsi d’emblée comme le juriste spécialisé en droits de l’Homme qu’il est.

P
rofesseur à l’université de Louvain (Belgique), scientifique reconnu dans sa discipline, le nouveau rapporteur s’est surtout intéressé ces dernières années aux droits économiques et sociaux et plus précisément à l’impact de la libéralisation des échanges et de la politique des sociétés transnationales sur les droits de l’Homme. Ce qui le mène tout naturellement, estime-t-il, au mandat sur l’alimentation car "c’est le seul qui m’intéresse vraiment, le seul qui permette de poser la question de l’impact de la mondialisation économique sur les droits de l’Homme, une question centrale que les juristes ne peuvent laisser aux seuls économistes".

Succession délicate


Succédant à Jean Ziegler, personnage haut en couleur, apprécié ou critiqué, mais ne laissant personne indifférent, la tâche d’Olivier De Schutter ne sera pas simple. Entre ceux qui souhaitent qu’il suive ses traces et ceux qui préfèrent qu’il s’en abstienne, les déceptions risquent en effet d’être inévitables. Si le nouveau rapporteur en est conscient, il espère néanmoins ne pas s’aliéner "les uns plus que les autres". Et d’ajouter:
"Je suis là pour faire progresser un droit en toute impartialité et objectivité ; je n’appartiens à aucun camp et ce n’est qu’à cette condition que je peux le faire avancer".

Etre neutre, une illusion quand on sait que les nominations au Conseil des droits de l’Homme restent essentiellement politiques ? Pour Olivier De Schutter, le véritable problème se situe ailleurs:
"La seule vraie contrainte, c’est le manque de budget. Les rapporteurs ont une petite aide du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme mais dépendent des Etats pour le gros de leurs ressources. Il y a là une vraie responsabilité de la communauté internationale parce qu’il est très difficile de garder une indépendance absolue dans de telles conditions".

Mais au-delà, le rôle d’un rapporteur n’est-il pas de dénoncer ce qui ne va pas et donc d’être critique?
"Oui, bien entendu. Mais il ne faut pas oublier que le rapporteur n’a pas de pouvoir de décision. Il n’a donc d’autre choix que de se tourner vers les media et l’opinion publique pour que les gouvernements entendent son message. Et là, Jean Ziegler a réussi à mobiliser et à se faire entendre. Mais le rôle d’un rapporteur est aussi, dans les recommandations qu’il fait, de tenter de tenir compte des différents points de vue en présence pour offrir une synthèse de nature à faire progresser le débat autour d’un nombre suffisamment important de gouvernements".

Et si, à l’instar de son prédécesseur, Olivier De Schutter entend mettre l’accent sur une approche terrain, il précise néanmoins que "le terrain ne se limite pas aux personnes en insécurité alimentaire ; c’est aussi tous ceux dont les décisions peuvent avoir un impact négatif sur le droit à l’alimentation, gouvernements, organisations internationales, sociétés agro-alimentaires…"

Alors que Jean Ziegler donnait volontiers dans l’emphase, il y a, chez son jeune successeur –40 ans cette année– un mélange déconcertant de passion et de pondération, d’assurance et de retenue. Et avant de se forger une opinion sur des questions aussi délicates que les OGM par exemple, il entend consulter un maximum d’acteurs. En clair, Olivier De Schutter paraît bien décidé à tenter de faire le grand écart.


____________________________________________________________________________________________
Olivier de Schutter, bio-express
Olivier De Schutter, de nationalité belge, est titulaire d’un doctorat en droit, complété par une spécialisation en droits de l’Homme. Professeur à l’Université Catholique de Louvain (UCL) et au Collège d’Europe, il a par ailleurs été coordonnateur du réseau d’experts indépendants de l’Union européenne sur les droits fondamentaux; et secrétaire général à la Fédération Internationale des droits de l’Homme (FIDH) sur les questions de mondialisation et droits de l’Homme. Parmi ses –nombreuses– priorités en tant que rapporteur spécial figurent l’impact des règles de l’OMC sur le droit à l’alimentation; l’incidence des sociétés transnationales sur la production agricole et alimentaire; et le changement climatique, étroitement lié, estime-t-il, à la question de l’insécurité alimentaire.
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Re: Crise alimentaire mondiale

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