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La dérive de ce pouvoir

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La dérive de ce pouvoir

Message  jeffe le Mer 14 Mai - 9:21

Cet inquiétant monsieur Sarkozy...

lundi 23 avril 2007 par Le Plombier

Raphaël Langlade dans un article de son "blog politique connectif", daté du 13 avril 2007, expose précisément ce qu’est la vision du pouvoir et la psychologie de Monsieur Sarkozy, celui qui est prêt à tout pour arriver à son but de présider la France. Navigation rapide

Tout est là. Nous avions tout sous les yeux. Nicolas Sarkozy, qui a appris la politique dans les Hauts de Seine, se comporte depuis toujours comme un chef de clan, comme un caïd de film de mafia. Violent, emporté, brutal. Que personne ne dise après qu’il ne le savait pas...

Que nous enseigne la lecture des journaux depuis 5 ans sur la vision du pouvoir et la psychologie de M. Sarkozy ? Le portrait est éloquent :

Mégalomane

« La seule chose qui m’intéresse, c’est d’être un jour président de la République. » Nicolas Sarkozy, Le Parisien, 11/03/2005 « Deux mandats et c’est tout ? », glisse une journaliste. « Et encore, répond le candidat, si ca ne tenait qu’à moi je n’en ferais qu’un. Mais je ne peux pas. Tant d’espoirs reposent sur moi. Des millions de gens comptent sur moi. Je ne peux pas faire ça. » billet supprimé du blog de Laurent Bazin après intervention de la direction de i-Télé. Selon Le Canard Enchaîné du 20 octobre 2004, lorsqu’il a été proposé de choisir une ville de province pour le Congrès de l’UMP, M. Sakozy aurait concédé que si les rois allaient bien se faire couronner à Reims, « le sacre de Napoléon a eu lieu à Notre-Dame de Paris ». Est-ce un hasard si ce grand événement eut lieu le 2 décembre 1804, soit deux cents ans presque jour pour jour avant le congrès de l’UMP ? « Je veux que ça y ressemble ! clame Sarkozy. Que, dans leur inconscient, les Français m’associent à l’Empereur. »

Clanique, familial, avide, égocentrique

Ce que raconte Didier Schuller : « Ce jour là [en 1988], Sarkozy m’a surpris d’entrée de jeu. Il m’a dit qu’il comptait être Président de la République un jour et m’a demandé dans quel camp je comptais être à ce moment là. » Victor Noir, Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus, Denoël, 2005. Selon Le Canard enchaîné du 5 mai 2004 : A son arrivée à Bercy, la famille Sarkozy emménage dans un hôtel particulier 5 logements : l’un de 278 m2, un autre de 330 m2, un de 83 m2, et 2 autres de 78 m2. Le tout uniquement pour les besoins personnels du couple et enfants. Le petit personnel, lui, est prié d’aller emménager dans des appartements sans aucune commune mesure. Cecilia, le 3 mai 2004, a commandé dans l’urgence, pour la demeure familiale, 5 téléviseurs à écran plasma ( coût moyen : 4000 euros par téléviseur ) payés par les contribuables. Nicolas, à son arrivée, a fait diffuser la note de service ci après : « Toute demande de Cecilia Sarkozy doit être honorée et qu’il ne soit jamais fait référence aux problèmes de coût ou de disponibilité de crédits » .. Pour les besoins de la famille, 7 voitures payés par le contribuable : 4 velsatis et 3 Peugeot 607. Tous les matins, une voiture avec chauffeur conduit le petit dernier à l’école, toutes sirènes hurlantes, ce qui est illégal. Mme Sarkozy a demandé un lit de 2 mètres sur 2 pour la chambre du couple. Quant au personnel mis à la disposition de la famille, et sur demande de Cecilia, il doit travailler continuellement en habits d’apparat (queue de pie et chaîne en argent) alors que le protocole ne l’exige nullement. Bref, l’argent du contribuable n’est pas un problème pour la famille Sarkozy. Jamais un ministre n’avait osé afficher tant de mépris pour la France d’en bas, et n’avait osé dépensé de manière si outrancière l’argent du contribuable. Confusion des genres et des rôles avec Cécilia. « Ses conseils et ses avis me sont d’autant plus indispensables qu’elle prend soin de me les prodiguer à froid. Elle attend toujours que les passions soient retombées. Elle sait parler à bon escient, profitant d’un moment de disponibilité pour enfoncer le clou avec douceur et fermeté. » Nicolas Sarkozy, Libre, 2002. (Il n’est pas certain que les choses en soient au même point) « Sont nommés au cabinet du Ministre d’Etat : Conseiller technique : Madame Cécilia Sarkozy… » (article 1 de l’arrêté du 16 avril 2004 portant nomination au cabinet du Ministre d’Etat).

Despotique, colérique

« Sarkozy est incapable d’admettre un avis différent du sien. » François Goulard, Le Parisien, 20/11/2006. D’après des policiers cités par l’AFP, Nicolas Sarkozy a piqué une colère, mercredi dernier à Bobigny, face aux principaux responsables de la police en Seine-Saint-Denis. Le ministre de l’Intérieur les avait réunis à huis-clos après la divulgation d’une note du préfet sur la délinquance dans le département. Le Canard enchaîné du mercredi 27 septembre relate également les propos d’un des fonctionnaires présents à cette réunion : "Nicolas Sarkozy a invectivé à coup de "crétins !", "connards", "incapables"’ les personnalités présentes. Des insultes démenties en revanche par d’autres policiers présents. "Il était intenable", poursuit le fonctionnaire au Canard, "il s’est mis à hurler, à prononcer des mots très durs et blessants".Un autre policier rapporte à l’AFP : « C’était assez hard. Nicolas Sarkozy était très excité et énervé par la publication de la note du préfet. Il a eu des mots durs, moralisateurs, mais il n’a pas été grossier ». Nouvel Observateur, 27 septembre 2006 Selon Le Canard Enchaîné du 13 décembre 2006, pendant l’émission Ripostes, diffusée dimanche dernier, un juge, M. Portelli, avait « osé » dire à Sarko que ses chiffres sur la délinquance étaient faux et mensongers. Après l’émission, Sarkozy lui saute dessus, fou de colère, et lui dit : « M. Portelli, je n’ai jamais vu un juge comme vous, je n’aimerai pas être jugé par un magistrat comme vous ! » Et Portelli de répliquer : « M. Sarkozy, je n’aimerai pas être citoyen si vous êtes élu président de la République en 2007 ! » Et tout en disant ça, le juge, qui mesure plus d’1m80, tapote l’épaule de Sarko. C’est la goutte d’eau pour Nicolas qui frise la crise d’hystérie en hurlant comme si Portelli avait la peste : « Ne me touchez pas, ne me touchez pas !!! » et se casse.

Il aime l’affrontement personnel, la violence verbale « Un jour, je finirai par retrouver le salopard qui a monté cette affaire et il finira sur un crochet de boucher. » Nicolas Sarkozy cité dans la Tragédie du Président, Franz-Olivier Giesbert, 2006 (A propos des manipulations de l’affaire Clearstream) « je les ai tous niqués » se serait-il écriré après la prise de Neuilly.

Il trahit ses amis et ses alliés

En 1983, il déclare à propos de Charles Pasqua : « tout le monde sait que je suis son double », avant de le trahir et de se faire élire à la Mairie de Neuilly. Ralliement à Balladur alors qu’il était un « intime » de la famille Chirac, témoin de mariage de Claude qui reconnaît elle-même avoir été très intime avec Sarkozy (« mais pas sa maîtresse » La tragédie du Président, Franz Olivier Giesbert, Flammarion, 2006) Soupçonné par Chirac lui-même d’être à l’origine de l’affaire des HLM de Paris (La tragédie du Président, Franz Olivier Giesbert, Flammarion, 2006). Il le reconnaît quasiment lui-même dans Libre « Pour empêcher [cette transmission à la justice] j’aurais du donner un ordre écrit contraire. Je serais aujourd’hui devant la haute cour de justice de la République pour répondre du crime de forfaiture ! ». Mais en fait, Chirac pense qu’il a accéléré la procédure et qu’il l’a ébruitée, et pas seulement transmise…

Mélange des genres, abus de pouvoir

"Il était très sûr de lui, exactement comme aujourd’hui, se souvient Bernard. Il m’a expliqué très clairement que son objectif politique était d’être au premier rang. Beaucoup plus haut que député. « Mais j’ai besoin qu’on me soutienne », m’a-t-il dit. Moi, je lui ai répondu « Si vous obtenez l’investiture du RPR, on vous soutiendra ». Il me dit : « Non, vous ne n’avez pas compris, j’ai besoin de constituer une base solide. Je suis avocat, je peux assurer votre conseil. On pourrait faire un abonnement mensuel au cabinet. » J’étais stupéfait (…). Le déjeuner s’est mal terminé. Il m’a dit « Ne vous inquiétez pas, on se retrouvera. » (…) En 1994, Bernard se persuade que le contrôle fiscal auquel il a droit est le retour de bâton de sa « rencontre » avec Sarkozy, devenu ministre du Budget. « Un certain nombre de ceux qui ont soutenu Chirac y ont eu droit. », remarque-t-il, fataliste. » Victor Noir, Nicolas Sarkozy, le destin de Brutus.

Le 9 novembre 2005, Nicolas Sarkozy convoque au ministère de l’Intérieur le président-directeur-général des Éditions First, Vincent Barbare, pour le menacer de « foudres judiciaires et variées », selon Le Canard Enchaîné du 16 novembre 2005. Motif : cette maison d’édition s’apprêtait à publier le 24 novembre l’ouvrage signé de Valérie Domain, journaliste à Gala, et intitulé Cécilia Sarkozy, entre le cœur et la raison. Dans une interview du Parisien publiée vendredi 18 novembre 2005, Cécila Sarkozy indique que c’est elle qui a alerté son mari sur la sortie du livre. « Je ne souhaite pas que ma vie privée soit médiatisée », a-t-elle affirmé. (Wikipédia). Eviction d’Alain Genestar : « Pour la première fois, l’ancien directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar, met publiquement en cause le rôle de Nicolas Sarkozy dans son licenciement. « Le ministre de l’Intérieur, quand il affirme n’être pour rien dans mon licenciement, ne dit pas la vérité », déclare-t-il dans le Monde daté d’aujourd’hui. » Libération, 17 novembre 2006. Nicolas Sarkozy a alors confirmé que Jean-Pierre Elkabbach l’avait consulté au sujet du remplacement de Caroline Roux. « Pas gêné le moins du monde », raconte Le Canard Enchaîné du 22 février 2006, le ministre répond : « bien sûr. (…) J’ai été ministre de la Communication. Je suis ça de près, ça fait partie du travail politique. (…) Si vous saviez. Il n’y a pas qu’Elkabbach qui fait cela… ».

Lu dans Marianne n°494 : Frédéric Lefebvre qui est le conseiler parlementaire de Nicolas Sarkozy est l’un des actionnaires principaux du cabinet de de lobbying Perroquet. Les clients de ce cabinet appartiennent à l’industrie alimentaire, à l’immmobilier, au milieu industriel tel Alcatel, Altadi.

Le Canard enchaîné du 6 août 2006 : moyens mis à disposition de Nicolas Sarkozy pour ses vacances au bassin d’Arcachon :

"Une demie compagnie de CRS (soit 50 hommes) basés habituellement à Vélizy 8 pandores du SPHP (pas le service public des hôpitaux de Paris !) le Service de protection des hautes personnalités Pour se déplacer plus rapidement par les flots : deux zodiaques et un scooter des mers avec des gorilles armés jusqu-aux dents. Un hélicoptère pour les promenades de Nicolas et sa petite famille. Un court de tennis public complètement réservé à la famille Sarkozy à la demande ( les habitués n’ont qu’à se trouver un autre court) La même chose pour le terrain de football municipal 3 gardes du corps affectés à Cécilia plus une voiture avec chauffeur. 4 super flics pour le petit Louis ( le fiston), plus un véhicule Un policier plus un chauffeur pour la mère de Nicolas Sarkozy Pour les besoins quotidiens de la famille : un intendant, 2 cuisiniers et 3 maitres d’hotel".
____________________________________________________________________________
source:
Demain, le grand soir
Article connexe: Article de Marriane
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Sarkozy fait un gros caprice au Grand Palais

Message  jeffe le Mer 14 Mai - 9:34

Le président de la République se maîtrise toujours aussi mal. Cette fois, c’est un photographe de l’AFP qui a fait les frais de son humeur. Pourtant, il était expressément invité par le service de presse de l’Elysée….

Serait-ce la conséquence d’une fréquentation assidue des people ? Ou la tension provoquée par sa dégringolade dans les sondages ? À moins qu’il ne s’agisse là d’une manifestation de sa rancœur déclarée contre la presse… Toujours est-il que Nicolas Sarkozy a fait un gros caprice, vendredi dernier devant le Grand Palais, à Paris. Un caprice de star. Comme ceux auxquels on assiste d’habitude au festival de Cannes.

Le président se rendait à l’exposition du sculpteur américain Richard Serra, un des poids lourds contemporain dans ce domaine. Une visite, qualifiée de privée, que le service de presse de l’Elysée avait cependant tenu à immortaliser. Diable, ce n’est pas tous les jours que Sarko manifeste un intérêt pour l’art et la culture.

Un photographe de l’AFP , travaillant pour l’occasion en pool - c’est-à-dire prenant des clichés pour l’ensemble des agences de photos - avait donc été convié et attendait le président devant l’entrée de l’exposition. À ses côtés, une des responsables de la communication du président, Véronique Waché.

« Tran-qui-lle-ment ! »

Mais voilà, à peine aperçoit-il le reporter que Sarkozy s’emporte : « Qu’est-ce que c’est que ce photographe ? J’ai dit que je voulais visiter l’expo tranquillement ! »

Parvenu à hauteur du journaliste, il répète le propos en appuyant sur les syllabes « J’ai dit tran-qui-lle-ment ! » tandis que les sourcils se froncent. A quelques mètres de là, la responsable du service de presse n’en mène pas large.

Prudent - l’incident du Salon de l’agriculture est encore dans toutes les mémoires - le photographe de l’AFP n’insiste pas et s’éloigne. D’autant qu’il a réussi à prendre quelques clichés du président à sa descente de voiture, en train de saluer des touristes qui n’en demandaient pas tant.

Avant de regagner son agence, il demande à Véronique Waché s’il peut diffuser les photos. Requête que le reporter formule davantage par courtoisie que par nécessité. Après tout, les photos concernent un personnage public, sur la voie publique et ne portent nullement atteinte à sa vie privée. Rien à voir avec l’activité d’un quelconque paparazzi. Et puis, surtout, le reporter n’a-t-il pas été invité à saisir cet instant, forcément inoubliable, par les propres services du président ?
Interdiction de diffuser les photos

Coup de fil à l’Elysée, conciliabule… En fin de compte, Véronique Waché, navrée, explique au photographe qu’il serait « préférable » de ne pas diffuser les clichés. Des fois qu’un Nicolas Sarkozy, ivre de rage, casserait tout dans son bureau…

Une recommandation appuyée à laquelle l’AFP s’est pliée sans trop de difficultés. Il est vrai qu’un refus d’obtempérer se serait sans doute soldé par un bannissement temporaire des prochains pools de photographes. Et donc un manque à gagner. Ça se passe comme ça en Sarkozie.

Le bon peuple n’aura donc jamais l’occasion de découvrir son président en train de se cultiver. Dommage. En se prêtant à l’exercice, ce dernier ne pouvait que regagner des voix…
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Source: Bakchich
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Re: La dérive de ce pouvoir

Message  jeffe le Mer 14 Mai - 21:12

Devant l’avalanche de questionnements sur la psychologie de NS, et ce, bien avant son élection "suprême", et surtout l’impossibilité d’en faire quoi que ce soit, tout le monde a tiré un trait sur cette dimension du pouvoir que confère la fonction. A part peut-être quelques fortes têtes de la majorité, on sens bien flotter une impression de crainte, voir pour certain(e)s, de frayeur à subir les foudres d’un homme "tout puissant". Que l’on ne me dise pas que ses ministres n’ont pas tous le doigt sur la couture du pantalon, ça crève les yeux. Il en ressort un climat proche de la schizophrénie où la situation, par force, nous oblige à considérer comme "normal" une situation logiquement anormal. Tout le monde craint la possible démesure de cet homme et même les plus téméraires lissent leur mots. Que l’on ne me dise pas non plus que ce président, si empressé de tout contrôler, n’était pas, au moins, au courant de la présence de la presse. De là à en déduire une manipulation, en orchestrant son bon plaisir, tentant à amplifier encore plus, la mise au pas de la presse…et de l’opinion publique… Sa majesté du sophisme, poussé au paroxysme, a entamé depuis longtemps son œuvre d’érosion des consciences.
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