View my page on Freemen
Derniers sujets
» LES PESEES ACTIVES S'ETEIGNENT
par Admin Dim 17 Mai - 20:17

» GOODBYE MISTER BUSH
par jeffe Mer 5 Nov - 11:47

» de passage
par jeffe Mar 4 Nov - 19:27

» Discours d'Yves Cochet à l'Assemblée Nationale
par jeffe Lun 20 Oct - 9:03

» Fin du Plan maladies rares
par jeffe Mar 14 Oct - 12:47

» Les bourses européennes plongent
par jeffe Sam 11 Oct - 9:08

» AU BORD DU GOUFFRE
par loïs Ven 10 Oct - 22:06

» Trois fous se disputant le monde…
par jeffe Ven 26 Sep - 11:38

» Nicolas Sarkozy, Thierry Meyssan et la CIA
par loïs Mar 19 Aoû - 8:25

» Croissance négative de -0,2% au deuxième trimestre dans la zone euro
par jeffe Ven 15 Aoû - 10:56

PROMOTION DU FORUM
booterForum: votez pour ce site

www.meilleurduweb.com : Votez pour ce site.
HEBERGEMENT DE FICHIERS
Hébergement de fichiers

Hébergement d'Images
partenaires et amis
Réseau de Blog FreeWOmen

Forum Expression Libre

Blog de Pierre JC Allard

Blog de Bettina

Site consacré à l'esprit libertaire

Flux RSS
Pour vous abonner au flux RSS des Pensées Actives, cliquez sur ce logo.

Flx RSS
Flux RSS Suivis
Visit the Widget Gallery
Mots-clés


Le risque de la violence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le risque de la violence

Message  jeffe le Ven 6 Juin - 11:04

par Léon


Disons-le d’emblée, il y a des raisons de craindre pour la France des explosions prochaines de violence sociale. Si certains irresponsables l’espèrent plus ou moins, nulle personne saine d’esprit ne peut vraiment s’en réjouir, le coût humain, économique, matériel et politique pouvant s’en avérer très lourd.


1. Des provocations permanentes

Même si, depuis les municipales, cela s’est un peu calmé, le chef de l’Etat a installé un climat de provocations qui, à chaque fois, ont fait monter l’adrénaline chez les opposants, mais aussi dans les relais divers d’opinion comme la presse et qui conduisent à des invectives de plus en plus violentes, même à l’intérieur de l’Assemblée nationale.

Les soutiens du pouvoir en ont été à marquer quasiment tous les jours des « points Godwin », obligés qu’ils sont de trouver des qualificatifs extrêmes aux critiques adressées au président de la République et sa politique. Il y a donc, au niveau du verbe, quelque chose de changé, de clivant et de violent dans le climat politique français depuis la campagne électorale et le début du mandat de Nicolas Sarkozy.

On l’a dit, mais cela se confirme : ce président aime la castagne, et ne semble vraiment à l’aise que dans l’affrontement. Et l’on sent bien qu’un bon nombre de ses partisans (ceux qui lui restent…) sont comme lui, ne rêvent que d’en découdre.
Or, on ne peut que rappeler le principe assez universel suivant lequel une action appelle une réaction de niveau comparable.

2. Déception et niveau d’adhésion devenu très bas

La déception vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, mesurée à la fois par les sondages de popularité et les enquêtes sur leur « moral », est à la mesure des espoirs qu’il avait suscités. Chez ceux qui avaient voté pour lui, la colère d’avoir étés floués est peut-être plus forte encore que chez ses adversaires qui l’ont combattu dès le début. C’est de plus en plus flagrant : les critiques les plus dures qui lui sont faites proviennent désormais des milieux de droite.

3. Le creusement des inégalités et les attaques au pouvoir d’achat essentiel

La faute originelle de ce gouvernement a été le paquet fiscal qui l’a fait apparaître, avec d’autres comportements autour du « bling-bling » comme l’allié des riches. Mais d’autres mesures telles que les franchises médicales ou la traque des supposés assistés, comme l’ennemi des pauvres. Que ce soit à tort ou à raison est un autre débat. Mais alors que l’on demande à la population de travailler plus et, en réalité, de subir une politique de rigueur, l’opinion supporte de moins en moins les annonces des extravagants salaires et parachutes multicolores des grands patrons, pas plus que les robes de chez Dior de la garde des Sceaux.

Et, manque de chance, les prix des denrées alimentaires essentielles, de l’énergie, s’envolent alors que les loyers restent à des niveaux prohibitifs. Le peuple peut s’accommoder sans doute de ne plus aller au cinéma ; ne plus pouvoir s’alimenter, se chauffer, se déplacer est une autre affaire… Et il ne doit pas beaucoup apprécier qu’on le nargue en permanence avec le train de vie extravagant des élites, comme du président et de son entourage.

4. L’absence de perspective politique alternative

Tout aussi préoccupante est l’absence de débouché politique à la contestation montante dont ce pouvoir fait désormais l’objet.
En effet, ni le PS en plein désordre ni le MoDem en très difficile gestation ni un parti ultragauche anti-libéral, pour l’instant totalement hypothétique, ne sont en mesure de proposer une alternative politique possible.
On se prend à évoquer, au moins théoriquement, une solution à droite par une éviction de Sarkozy au profit d’une personnalité moins « dangereuse ». Sauf que, compte tenu du mandat de cinq ans que le président actuel vient d’obtenir, on ne voit pas comment une telle passation de pouvoirs pourrait se faire en dehors d’une crise grave de régime, que donc les partisans de cette solution s’efforceront (ou « s’efforceraient », mettons le conditionnel…) logiquement de précipiter.

De ce point de vue, la réduction à cinq ans du mandat présidentiel et la synchronisation de son élection avec celle de l’Assemblée nationale est, à l’expérience, une profonde erreur : le chef de l’Etat ne peut plus avoir un statut d’arbitre et de président de tous les Français, mais devient, au mieux, le chef de la partie qui a gagné sur l’autre et, au pire, s’il en a, comme en l’espèce, les prédispositions psychologiques nécessaires, un chef de bande dont la fonction est de mettre un territoire en coupe réglée en éliminant toute forme d’opposition.

5. Le mépris des procédures et des corps intermédiaires

Plus grave, peut-être, est la preuve que les moyens « normaux » « républicains » et légaux ne permettent pas de faire aboutir des mécontentements.

Lorsqu’un gouvernement, pour des raisons dont là encore il ne s’agit pas de débattre ici, fait adopter par des parlementaires un texte que les citoyens ont rejeté par référendum, il peut se vanter d’avoir débloqué l’Europe, mais il indique aussi que le vote majoritaire des électeurs qui ont voté « non » n’a aucune importance pour lui. L’électeur en question est donc en droit de comprendre que voter ne constitue plus un moyen normal et sanctuarisé en démocratie de s’exprimer, d’agir sur la vie politique. Les arguties selon lesquelles les électeurs ont voté pour un candidat qui avait annoncé qu’il le ferait ne tiennent pas la route une seconde, le citoyen n’ayant aucun moyen de trier au sein de son programme ce avec quoi il était totalement en accord et ce avec quoi il l’était moins ou pas.

On peut pareillement constater et peut-être s’inquiéter de ce bras d’honneur de la majorité vis-à-vis des électeurs à la suite de sa lourde défaite aux municipales, en vertu duquel, non seulement on continue comme avant, mais encore plus vite et plus fort.

On ne sait, non plus, si ce gouvernement a mesuré la portée de sa décision de passer outre les textes d’un accord intervenu après de longues négociations entre patronat et syndicats (où ces derniers avaient fait des concessions considérables), qu’il s’était pourtant formellement engagé à appliquer tel quel. Au lieu de cela, il revient sur une disposition relative aux heures supplémentaires que le Medef ne réclamait même pas, ce qui déclenche évidemment une colère unanime des syndicats qui estiment avoir été, à juste titre, victimes d’une escroquerie. Bras d’honneur, cette fois, fait à la négociation sociale...


Si l’on quitte maintenant l’exercice du pouvoir politique, on peut trouver d’autres sujets d’inquiétude dans le domaine des luttes sociales.
Quasiment aucune de celles qui ont été récemment entreprises dans le privé n’a abouti, surtout lorsque celle-ci s’est limitée à cesser le travail.
Alors comment interpréter l’attitude de cette caissière de Carrefour en larmes parce qu’au bout de15 jours de grève (et donc de perte de salaire) tout ce que les employés ont obtenu est une revalorisation de 45 centimes d’euros de leurs tickets-restaurants, alors que dans le même temps l’entreprise annonce des bénéfices records ?

Lorsqu’elles réussissent, en revanche, elles laissent perplexe : on peut ainsi s’interroger aussi sur cette grève chez Dacia où les ouvriers ont obtenu 40 % d’augmentation de salaire ! Si une entreprise peut ainsi, sans broncher l’accorder, on est en droit de se poser des questions sur la manière dont, jusque-là, elle exploitait cette main-d’œuvre…

Résumons donc ce constat que les mécontents de la politique suivie par ce pouvoir peuvent faire : voter ne sert à rien parce qu’on ne tient aucun compte du vote et qu’il n’y a personne pour qui voter ; négocier ne sert rien parce que l’on ne tient pas compte des accords conclus ; faire simplement une grève avec juste une cessation d’activité ne sert à rien ; manifester ne sert à rien. Alors quels moyens sont efficaces ?
On ne peut qu’être inquiet d’un cocktail qui pourrait devenir détonnant. Depuis la Bande à Baader, les Brigades rouges et Action directe, une révolution technologique est intervenue qui facilite les liens entre groupes ou individus qui peuvent être très peu nombreux, mais très actifs.

On ne peut, non plus, faire abstraction de ces viviers de violence que sont les banlieues, même si, pour l’instant, elles sont beaucoup plus dans une position d’intégration souvent crapuleuse que d’opposition critique à une société qui les rejette.

6. Des signes ?

Alors on voit déjà réapparaître des pratiques, comme la séquestration de directeurs ou de patrons, qui avaient totalement disparu du paysage des luttes sociales depuis une bonne quinzaine d’années.
On a vu les ouvriers d’une usine menacer de polluer à l’acide une rivière…
Les marins-pêcheurs reprennent leurs bonnes vieilles habitudes de manifestations très violentes . [1].

Et arrêtons-nous un instant sur l’affaire des radars sabotés récemment par ces jeunes postiers :
Une information donnée par l’Auto-Journal, qui non seulement n’a pas été démentie, mais même implicitement confirmée par le ministère de l’Intérieur, a rapporté que les radars, pour indiquer correctement la vitesse des véhicules, devaient être disposés avec un angle très précis par rapport à l’axe de la route, ce que, visiblement, les installateurs et utilisateurs semblaient ignorer à peu près complètement.
Cela signifie, en clair, que depuis que N. Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, les a généralisés dans une grande précipitation, des centaines, peut-être des milliers d’automobilistes ont été obligés d’acquitter des amendes lourdes et de perdre des points parfois précieux sur leur permis, pour de petits dépassements de vitesse qu’ils n’avaient probablement pas commis.

Dans un pays démocratique normal, civilisé, ce racket, cet abus de pouvoir insensé aurait dû déclencher, pour le moins, un tollé général, sinon une émeute.
Des excuses publiques, le remboursement des amendes pour les excès inférieurs à 10 ou 15 km/h et la récupération des points perdus était le moins que le citoyen était en droit d’attendre…

Or, il ne s’est rien passé...
Bizarrement la presse au bout de quelques jours s’est désintéressée de l’affaire. On a le sentiment, même qu’elle l’a étouffée. Mais, il est vrai, elle était encore très majoritairement dans sa période d’admiration béate de l’animal politique nouvellement élu.

Y a-t-il une relation de cause à effet entre cet abus de pouvoir non sanctionné et les destructions des radars ? Peut-être pas directement. Mais il est certain que l’on est d’autant plus enclin à transgresser une norme, certes contraignante et restrictive de liberté individuelle, mais indéniablement utile et destinée à épargner des morts, que celle-ci apparaît injuste, illégitime et sans aucun recours permettant de la corriger (autrement qu’en passant par la voie judiciaire, individuelle, très compliquée et coûteuse, que le ministre de l’Intérieur, aidé de sa majorité, avait bien pris soin de verrouiller pour éviter les contestations).

Il y a quelques mois MAM avait déclaré « ses craintes de voir resurgir un terrorisme d’extrême gauche ». Elle parle en tant que ministre de l’Intérieur, probablement bien informée.
Et elle connaît bien l’histoire de France.
Elle sait que ce peuple aime bien ses rois, mais les guillotine aussi, et que s’il déteste le changement il a tout de même fait cinq révolutions violentes et promené quelques têtes au bout de piques.

Ne nous y trompons pas : que les manifestations ne mobilisent plus beaucoup, que les grèves ne soient plus trop suivies n’est pas nécessairement une bonne nouvelle : qui peut encore soutenir sérieusement que c’est la marque d’un « soutien massif aux réformes » ?
Cela peut, en revanche, vouloir dire que les opposants ont compris que les moyens normaux, démocratiques, républicains de se faire entendre sont désormais devenus inefficaces, et il n’est pas exclu qu’une partie indéterminée d’entre eux ne devienne réceptive à des actions beaucoup plus radicales.

Nous verrons bien les prochains mouvements de protestation.
Je parie qu’ils se feront un peu attendre, car franchir le pas est difficile, mais qu’ils seront durs, et sans doute beaucoup plus violents.

Et j’espère me tromper...

[1] Il faut tout de même se rappeler que c’est à la suite de précédentes manifestations des marins-pêcheurs que tout l’équipement des CRS et gendarmes mobiles avait été revu, avec ces sortes d’armures de Robocop, tellement il y avait eu de blessés très graves parmi les forces de l’ordre. Certains sont restés infirmes, à vie. Il n’y a pas eu un seul blessé sérieux chez les manifestants.
_______________________
source:www.agoravox.fr
avatar
jeffe

Messages : 581
Date d'inscription : 16/03/2008
Age : 59

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le risque de la violence

Message  jeffe le Ven 6 Juin - 11:10

Attendre de NS une politique alternative répondant aux grandes et nombreuses problématiques de cette époque très particulière est non seulement plus qu’hypothétique mais qui plus est dangereux.

NS a un rêve, celui d’être admiré, partout et par tous. Mais pour arriver à ce rêve, il a du emprunter une voie contrôlée par les grands argentiers de l’économie ultra libérale qui en échange attendent de lui une politique bien précise de mise en coupe réglée des derniers espaces de « drainage » de la richesse.

Or NS sait très bien qu’il lui est impossible de « servir » cette cause sans en récolter une impopularité vertigineuse, voir même une instabilité « sociétale » frisant la révolte du peuple. Nous commençons juste à entrer dans cette zone de grande turbulence. Pour preuve, ces grands efforts de communication « positiviste » de la part du chef de l’état diamétralement démentis par les actes. Tous les engagements pris sont suivis de mesures contraires.

C’est une forme de « dédoublement » de la personnalité que la société française subit actuellement. Une schizophrénie sociétale ?

Tout le monde sait, lui y compris, vers où il serait évident d’aller. Les moyens d’y aller sont là, disponibles. Le moment aussi est presque là.

Mais le « système » s’est auto-hypnotisé, auto-convaincu qu’il n’y a pas de crise majeure de par le monde. Tout au plus de sérieux réajustements de la mécanique capitaliste sont à opérer.

Non seulement ces réajustements sont et seront incapables de faire face à l’emballement de la crise globale, mais le peuple ne veut plus de cette société dont les injustices profondes ne trouvent plus compensation dans l’hyperconsommation.

D’où ce risque de dégradation irréversible de la paix sociale, mais aussi de la paix politique. Car la violence n’atteindra pas seulement les basses couches de la société mais son ensemble.

Et ne parlons pas de la monté des intégrismes religieux de tout bord qui ne vont pas tarder à entrer dans la danse. Déjà certains font référence à la bible pour expliquer cette apocalypse annoncée…

A quoi bon attendre d’un arbre malade des fruits sains ? Il est urgent que soit mis en place, ailleurs, en parallèle, en marges s’il le faut, d’autres manières de vivre, d’agir.

Il est urgent que nous construisions nous même cette société dont nous rêvons. Et ceux pour deux raisons:

- L’actuel système ne nous garanti plus l’accès aux ressource vitales. Et ne le pourra sans doute plus sauf à employer des méthodes encore plus nocives.

- La multiplication des réseaux promouvant et mettant en place cet autrement ne peut que recevoir l’adhésion du plus grand nombre, ce qui est encore le meilleur moyen de peser sur une classe (mondiale) dirigeante.

Car ne nous trompons pas de combat, et surtout de cible. NS n’est qu’un malheureux petit pion sur l’échiquier du monde. Et surtout, après lui, il n’y a rien. Vouloir le faire partir serait à coup sûr le véritable déclenchement des hostilités. Le contenir, oui, mais à condition que cet « autrement » que nous appelons de nos vœux croisse rapidement.

Aux pelles, Citoyen ! Construisons nous-mêmes !
avatar
jeffe

Messages : 581
Date d'inscription : 16/03/2008
Age : 59

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le risque de la violence

Message  loïs le Ven 6 Juin - 12:57

Oui, je suis assez d'accord avec ce que Léon a exprimé, quant aux risques de radicalisation de la contestation.Et d'ailleurs, tous les mécanismes du pouvoir en place s'y préparent depuis quelques temps déjà. C'est même le piège qu'ils sont en train de préparer, étant donner qu'ils seront maîtres de la situation.

Le principe de la réforme conçu par NS aboutit en fait à rogner tous les avantages, régimes spéciaux, et à diminuer le taux des garanties sociales et collectives. C'est une application du libéralisme; conserver à l'Etat ses tâches régaliennes ( collectage de l'impôt, armée, maintien de l'ordre, monnaie,..) et le désengager de tous les services publics: énergie, éducation nationale, transports,..C'est la loi du plus fort, du plus dur.
Mais pour faire accepter ce plan, il faut " blinder " la société: faire co-participer les syndicats le plus possible, et isoler les individus les plus récalcitrants tout en les contrôlant, enfants compris ( caméras vidéo en ville,biométrie, ADN,..).

La "courroie " démocratique que pouvait représenter la chambre des députés est vidée de son sens, puisque la majorité des lois est impulsée par les ministres, ou le Président en personne.
La réforme des institutions lui permettra d'ailleurs, de venir s'exprimer devant la Chambre: l'indépendance des pouvoirs en prend encore un sacré coup.

Et nouveauté dans la provocation: au soir de journées de grève très suivies, là où on s'attendrait à ce que le pouvoir prenne en compte, sous une forme de discussion ou de négociation ( dans ces cas-là, une déclaration survient " le gouvernement a entendu l'expression des salariés " ), le mécontentement exprimé,
le 15/5/08, le soir même de cette journée d'action, NS décrète qu'une loi sur le service minimum dans les écoles va être votée avant l'été.

Non seulement, ils sont devenus sourds, mais ces manifestations n'ont même pas existé!

Et il est à parier que les grévistes des prochaines journées du 10/6 et du 17/6 ne vont pas se contenter de traîner la savate, mais certainement employer des moyens plus incisifs, comme le font les pêcheurs, les agriculteurs, les routiers,..

Où est la prise des gens sur les mécanismes de la société? De quelle manière peuvent-ils influer sur les conditions qu'on leur impose ?Y a-t-il des structures intermédiaires qui permettraient de prendre en compte les soucis, les propositions des gens, avec ce que celà entraîne de connaissance de certains domaines ?

Ces manques, frustrations s'imprègnent dans le conscient et l'inconscient collectif; et un jour où l'autre, le bouchon saute, pour une raison pas forcément plus grave que tous les coups déjà reçus.

Ces gouvernants font le pari osé de maintenir les fondamentaux du système, en éteignant les feux potentiels avec de la poudre de perlin pinpin.
Jusque là, ça tient..

loïs

Messages : 37
Date d'inscription : 12/04/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le risque de la violence

Message  jeffe le Ven 6 Juin - 14:13

Soyon clair.

Nous ne pourrons pas faire (hélas) l’économie de la violence. Violence réactive, dépressurisation d’une oppression populaire, mais aussi violence organisée afin de limiter les avancées nocives de l’ultra libéralisme.

Mais sans une avancée significative dans la construction et l’opérationabilité d’un "autrement", les masses que représentent les gens peu au fait des réalités géopolitiques seront tentés dse plus en plus par le nationnalisme et le communautarisme. On sait où cela nous ménera.

Quand à l’aspect "catastrophiste" de l’article, pour ceux que cela dérange, la petite fable du berger qui criait au loup ne doit pas faire oublier qu’un jour, le loup est vraiment venu, Sauf que là, le loup mangera tout le monde, pas que l’imprudent berger.
avatar
jeffe

Messages : 581
Date d'inscription : 16/03/2008
Age : 59

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le risque de la violence

Message  jeffe le Ven 6 Juin - 18:41

Loïs a dit: Ces gouvernants font le pari osé de maintenir les fondamentaux du
système, en éteignant les feux potentiels avec de la poudre de perlin pinpin.
Jusque là, ça tient..
Cette poudre de perlin pinpin ne fonctionne plus et ne suffira plus éteindre les incendies naissant.
Jusqu'à maintenant la marge de "replis" que pouvait concéder le peuple permettait aux gouvernements d'imposer leurs politiques.
Un peu comme un poisson dans une marre qui se vide se repliant vers là où il reste de l'eau.
Mais là la marre est bien vide et le peuple commence à suffoquer. Le peuple ne peut plus attendre que telle ou telle mesure fasse son effet. C'est ici tout de suite qu'il y a urgence.
Et si il n'y a pas de solutions alternatives mise en place IMMÉDIATEMENT, c'est une quasi guerre civile qui se prépare.
Ces solutions alternatives, n'attendons pas que ce gouvernement ou un autre l'amène. C'est à nous de les faire naitre, vivre, amener l'espoir.

Il est urgent que les différents réseaux oeuvrent dans ce sens.
avatar
jeffe

Messages : 581
Date d'inscription : 16/03/2008
Age : 59

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le risque de la violence

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum