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Economie mondiale: Les places boursières retiennent leur sou

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Economie mondiale: Les places boursières retiennent leur souffle

Message  jeffe le Lun 9 Juin - 9:23

La série de mauvais chiffres publiés la semaine dernière a bousculé vendredi la résistance des places boursières américaines. « Le climat s’est brutalement modifié samedi matin quand la presse américaine a annonçé la nouvelle tant de fois retardée, d’une Amérique en récession » , nous avertit Paul Jorion, qui conclut : « la journée de lundi sera intéressante ». Par Paul Jorion, 8 juin 2008 source:ContreInfo

Les premiers signes de la crise se sont manifestés aux États-Unis en février 2007, au moment où éclata la « crise des subprimes ». Depuis, les organismes gouvernementaux et la presse du même bord étaient parvenus à contenir le sentiment qu’une crise plus générale accompagnée d’une récession et étaient en train de s’installer. Les indices qui auraient indiqué le début de cette dernière présentent en effet une très forte inertie du fait de leur mode de calcul, et résistent tout particulièrement aux changements de tendance.

Le climat s’est brutalement modifié samedi matin quand la presse américaine, tirant les leçons de la journée de vendredi, annonça la nouvelle tant de fois retardée, d’une Amérique en récession.

Ce qui avait fini par souligner l’évidence de ce que les analystes suspectaient depuis déjà plus de six mois, ce fut le passage dans la même journée de trois seuils psychologiques : le saut d’un demi-point (de 5% à 5,5%) du taux de chômage entre avril et mai, le bond le plus élevé depuis vingt-deux ans ; un saut de plus de dix dollars (10,75 $) dans le prix du baril de pétrole sur le marché à terme au cours de la journée (et 16 $ en deux jours), bond équivalent au prix qui était celui du baril en 1998, enfin - conséquence des deux facteurs précédents : une chute de 3,1% des principaux indices boursiers américains.

Il s’avérait que le chiffre brut du taux de chômage : 5,5%, cachait en réalité des détails encore plus troublants, pas tant les 34 000 emplois perdus dans la construction, auxquels on pouvait s’attendre, que les 83 000 perdus eux dans le secteur industriel. A quoi s’ajoutait le saut du taux de chômage des jeunes (20 à 24 ans) de 8,9% à 10,4%.

Les propos de Trichet, annonçant que la Banque Centrale Européenne envisageait de relever ses taux, alors que le moment lointain où la Fed pourra à son tour relever les siens s’estompe dans les brumes de l’avenir, avaient fait plonger le dollar de 1,54 à 1,58 €. Le prix du baril de pétrole - exprimé en dollars - grimpait d’autant, tandis que les détenteurs de comptes libellés dans cette devise couraient se couvrir contre cette dépréciation en achetant de l’or noir sur les marchés à terme.

A cela s’ajoutaient les bruits de botte au Moyen-Orient où Shaul Mofaz, le ministre israélien des transports, affirmait que son pays attaquerait l’Iran si celui-ci n’abandonnait pas son programme nucléaire. Tout cela dans un climat de baisse de la production au Mexique et au Vénézuéla, et d’une sourde oreille croissante de l’Arabie Saoudite aux supplications américaines, l’allié privilégié de naguère encaissant de plus en plus mal la politique palestinienne anémique du Président Bush et n’étant surtout pas près d’oublier que les États-Unis ont soustrait l’Irak à la zone d’influence du Sunnisme pour l’offrir sur un plateau d’argent à l’Iran chiite.

Tout au long de la journée de vendredi, la bourse américaine s’assombrit d’heure en heure, ayant entrepris une longue et inexorable descente que seul le son de la cloche intervenant à seize heures interrompit. Le commentateur financier John Mauldin concluait son bulletin hebdomadaire par un laconique : « La journée de lundi sera intéressante ». On peut certainement y compter !

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).
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Radar 8 juin 2007 : Mondialisation à crédit

Message  jeffe le Lun 9 Juin - 9:35

Revues de presse

Depuis le tournant des années 1980, les USA, locomotive de la croissance mondiale, vivent à crédit. La « prospérité » américaine est bâtie sur un endettement croissant des ménages et des entreprises, les déficits jumeaux de l’état et de la balance des paiements.


Toute autre nation dans une telle situation aurait connu le sort de l’Argentine ou de la Russie. La banqueroute. Mais en raison du statut de devise de réserve mondiale du dollar, les USA bénéficiaient - pour combien de temps encore ? - de « l’exorbitant privilège » constaté en son temps par Valery Giscard d’Estaing, alors ministre des finances du général De Gaulle : celui de pouvoir créer de la monnaie à leur guise, c’est à dire de ne jamais payer leurs dettes.

Le dollar c’est notre monnaie et votre problème, avait-on coutume de dire à Washington.

Le Japon, ruiné par les conséquences des accords du Plazza en 1985, en a fait la douloureuse expérience.

Ce système, que tout le monde sait insoutenable à moyen terme, a connu un nouvel essor avec l’arrivée de la Chine sur la scène internationale. Les deux géants ont passé un pacte faustien. Les Chinois accumulent une montagne de dollars en échange des exportations qui boostent leur économie.

En contrepartie de leur croissance, ils ont accepté de donner une nouvelle vigueur aux déséquilibres monétaires mondiaux, en prenant des risques calculés : celui de la surchauffe inflationniste, et celui d’accumuler une masse de dollars énorme - elle atteint 1 700 milliards et croît désormais sur un rythme annuel de 900 milliards - dont la valeur pourrait s’effondrer.

L’accident industriel de la crise des subprimes a ébranlé ce système international par nature instable.

La réaction massive de la Fed, qui a accepté de compromettre la valeur du dollar pour sauver la finance, entretient une spirale inflationniste mondiale sur laquelle Bernanke perd prise.

La glissade du billet vert alimente et renforce les tensions sur l’alimentation et les matières premières, qui à leur tour provoquent un transfert de richesse inflationniste en direction des pays producteurs.

Thomas Friedman, l’éditorialiste du New York Times, résume ainsi la situation : « c’est du blanchiment d’argent. Nous empruntons de l’argent à la Chine pour l’expédier en Arabie Saoudite et prenons au passage de quoi remplir les réservoirs de nos automobiles. »

Ces transferts ont pour effetd’accroitre la quantité de « hot money », ces capitaux flottants tentant à tout prix de préserver leur valeur dans un monde de plus en plus instable, alimentant d’autant la spéculation.

Les USA se préparaient à un cycle déflationniste du à la baisse de l’immobilier, au resserrement du crédit, et au ralentissement de l’activité.

Mais le choc pétrolier et inflationniste qui se dessine aujourd’hui transforme le paysage. Selon James Hamilton, l’économiste éditeur d’Econ Browser, la facture pétrolière atteindrait aujourd’hui 5% du PIB., créant le risque d’une période de « stagflation ».

Confronté à une situation semblable au début des années 1980, Volcker avait administré un remède de cheval.
Pour venir à bout de l’inflation, le directeur de la Fed avait alors remonté les taux jusqu’à 18%, indifférent aux dégats considérables provoqués par cette décision - entre autres un chômage de masse et la ruine des pays en développement, étranglés du jour au lendemain par le renchérissement de leurs remboursements d’emprunts qui en avait résulté.


Bernanke ne dispose - heureusement - pas d’une telle marge de manoeuvre. Mais la crise a aujourd’hui acquis une dimension internationale.

Et les hâbleries de John Connally retrouvent toute leur actualité : les USA et leur dollar sont encore une fois « notre problème ».
_____________________
source: contreInfo
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