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Les 10 prochaines années sont critiques

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Les 10 prochaines années sont critiques

Message  jeffe le Sam 21 Juin - 22:12

Agence Internationale de l’Energie

« L’énorme défi énergétique auquel la Chine et l’Inde sont confrontées est aussi un défi énergétique mondial qui appelle une réponse mondiale. » En présentant l’édition 2007 du rapport annuel de l’AIE, le directeur de l’Agence mettait en garde contre les difficultés auxquelles nous devons faire face. La demande énergétique des deux géants asiatiques en développement accéléré provoquera un stress considérable sur le marché mondial des combustibles et sur l’environnement. Selon les prévisions de l’AIE, la Chine et l’Inde consommeront en 2030 plus de pétrole que les USA et le Japon réunis aujourd’hui, la part du charbon va aller croissante, et les émissions de carbone vont monter en flèche, passant de 27 gigatonnes aujourd’hui à 47 en 2030, rendant fort peu vraisemblable l’objectif - déjà bien trop élevé, nous dit Hansen - d’un plafonnement du CO2 à 450ppm. Considérant les années qui viennent comme « critiques » M. Tanaka appelait alors à une « action politique exceptionnellement rapide et résolue de tous les pays. » et soulignait que des « progrès technologiques sans précédents, entraînant des coûts importants » étaient nécessaires. Depuis lors, 9 mois se sont écoulés, le baril frôle les 140 dollars, mais l’ « action rapide et résolue », elle, se fait toujours attendre.

Agence Internationale de l’Energie, 7 novembre 2007

« L’énorme défi énergétique auquel la Chine et l’Inde sont confrontées est aussi un défi énergétique mondial qui appelle une réponse mondiale. Le World Energy Outlook 2007 (WEO) trace la route à suivre pour aller vers un monde plus sûr, concurrentiel, tendant à la baisse des émissions de carbone dues aux systèmes énergétiques - une route qui doit impliquer les deux géants émergents », a déclaré Nobuo Tanaka, Directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) aujourd’hui à Londres, lors du lancement de la dernière édition des Perspectives Energétiques Mondiales. La publication annuelle phare de l’AIE est axée cette année sur le développement de l’énergie en Chine et en Inde et ses conséquences à l’échelle mondiale.

« Le rapport WEO-2007 démontre plus clairement que jamais que si les gouvernements ne changent pas leurs politiques, les importations de pétrole et de gaz, l’utilisation du charbon et les émissions de gaz à effet de serre, vont croître inexorablement à l’horizon 2030 - de façon encore plus rapide que ce qui était estimé dans la dernière édition du rapport. Ces tendances menacent la sécurité énergétique et accélèrent le changement climatique. Mais le rapport 2007 montre également comment de nouvelles politiques peuvent ouvrir la voie à un autre avenir énergétique », a souligné M. Tanaka.

L’évolution des besoins en énergie de la Chine et de l’Inde est en train de transformer le système énergétique mondial, en raison de leur taille et de leur importance croissante dans les marchés de l’énergie. « Le développement économique rapide continuera sans aucun doute à faire grimper la demande d’énergie en Chine et en Inde, et contribuera à une réelle amélioration de la qualité de vie pour plus de deux milliards de personnes. C’est une aspiration légitime qui doit être prise en compte et soutenue par le reste du monde », a déclaré M. Tanaka. « En effet, la plupart des pays bénéficieront économiquement du développement de la Chine et de l’Inde grâce au commerce international. »

Mais les conséquences de la croissance sans contrainte de la demande mondiale d’énergie sont alarmantes pour tous les pays. Si les gouvernements à travers le monde poursuivent les politiques actuelles - hypothèse de base du scénario de référence WEO - les besoins énergétiques mondiaux seraient plus de 50% supérieurs en 2030 par rapport à aujourd’hui. La Chine et l’Inde représentent ensemble 45% de l’augmentation mondiale de la demande d’énergie primaire dans ce scénario. La consommation énergétique de ces deux pays devrait plus que doubler entre 2005 et 2030. Globalement, les combustibles fossiles - pétrole, gaz et charbon - continuent de dominer le mix énergétique. Parmi eux, le charbon est appelée à s’accroître plus rapidement, en grande partie par en raison du secteur de la production électrique en Chine et en Inde.

Ces tendances conduisent à la poursuite de la croissance mondiale des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dues à l’énergie, de 27 milliards de tonnes (Gt) en 2005 à 42 Gt en 2030 - une augmentation de 57%. La Chine devrait dépasser les États-Unis pour devenir le plus grand émetteur en 2007, alors que l’Inde deviendra le troisième plus grand émetteur environ en 2015. Les émissions par habitant en Chine devraient pratiquement rejoindre celle des pays européens de l’OCDE d’ici 2030.

Les pays consommateurs devront de plus en plus compter sur les importations de pétrole et de gaz - dont beaucoup proviennent du Moyen-Orient et de la Russie. Dans le scénario de référence, les importations nettes de pétrole de la Chine et l’Inde réunies passent de 5,4 millions de barils/jour (mb/j) en 2006 à 19,1 mb/j en 2030 - soit plus que le total des importations des États-Unis et du Japon aujourd’hui. La production mondiale de pétrole devrait être plus concentrée dans quelques pays du Moyen-Orient - si les investissements requis sont effectués.

Bien que la capacité de production des nouveaux gisements devrait augmenter au cours des cinq prochaines années, il est très incertain qu’elle soit suffisante pour compenser la baisse de la production de champs existants et pour répondre à l’augmentation de la demande. Une insuffisance marquée de l’offre dans la période allant jusqu’à 2015, impliquant une brusque montée des prix du pétrole, ne peut être exclue.

L’action des gouvernements peut modifier sensiblement ces tendances. Si les gouvernements du monde entier mettent en œuvre les politiques qu’ils étudient aujourd’hui, comme il est envisagé dans un scénario de « politiques alternatives », les émissions mondiales de CO2 liés à l’énergie se stabiliseraient dans les années 2020 et atteindraient 34 Gt en 2030 - près d’un cinquième en moins que dans le scénario de référence. La demande mondiale de pétrole serait de 14 mb/j inférieure - une économie égale à la totalité de la production actuelle des États-Unis, du Canada et du Mexique réunis.

Les mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique sont les moins coûteuses et les plus rapides pour réduire la demande et la croissance des émissions à court terme. Les économies sont particulièrement importantes en Chine et en Inde. Par exemple, des normes plus sévères d’efficacité énergétiques pour les climatiseurs et les réfrigérateurs permettraient à elles seules, d’ici 2020, d’économiser la quantité d’énergie produite par le barrage des Trois Gorges. Les émissions de polluants locaux dans les deux pays, y compris de dioxyde de soufre et les oxydes d’azote, seraient également fortement réduites.

Mais même dans le scénario de « politiques alternatives », les émissions mondiales de CO2 seraient encore supérieures en 2030 d’un quart aux niveaux actuels. Dans le scénario de « stabilisation à 450 ppm », qui décrit un parcours théorique à long terme de stabilisation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à environ 450 parties par million, les émissions mondiales atteignent leur maximum en 2012, puis chutent brutalement pour retrouver le niveau de 2005 d’ici à 2030. La diminution des émissions provient de l’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’industrie, le bâtiment et les transports, le passage à l’énergie nucléaire et aux énergies renouvelables, et le déploiement des techniques de captage et de stockage du CO2 (CCS).

Pour que ce scénario devienne une réalité il nécessiterait une action politique exceptionnellement rapide et résolue de tous les pays, et des progrès technologiques sans précédents, entraînant des coûts importants.

La croissance économique en Chine et en Inde pourrait se révéler beaucoup plus rapide que ce qu’avaient prévu les scénarios de « référence » et « alternatif », avec pour résultat une croissance plus rapide de la demande d’énergie, du pétrole et des importations de gaz et des émissions de CO2.


Dans le scénario de « forte croissance », qui prend pour hypothèse que la croissance économique moyenne de la Chine et de l’Inde soit de 1,5% supérieure à celle du scénario de référence, la demande d’énergie serait 21% plus élevée en 2030 pour la Chine et l’Inde réunies. Globalement, la demande d’énergie augmenterait de 6% et les émissions de CO2 de 7%. « Dans ce cas, il serait d’autant plus urgent pour les gouvernements partout dans le monde d’appliquer des politiques visant à freiner la croissance de la demande d’énergie fossiles et des émissions », a déclaré M. Tanaka.

« L’émergence de nouveaux grands acteurs des marchés mondiaux de l’énergie signifie que tous les pays doivent entreprendre une action collective vigoureuse et immédiate visant à réduire la demande énergétique galopante », a déclaré M. Tanaka. « Les dix prochaines années seront cruciales pour tous les pays, y compris la Chine et l’Inde, en raison de l’expansion rapide des infrastructures d’approvisionnement en énergie. Nous devons agir maintenant pour parvenir à un changement radical dans l’investissement en faveur des technologies de l’énergie plus propres, plus efficaces et plus sûres. »

Les pays membres de l’AIE ont reconnu depuis longtemps les avantages de la coopération avec la Chine et l’Inde, qui se traduit par un constant élargissement de la gamme d’activités menées en collaboration par l’AIE. »

« Cette relation symbolise l’interdépendance de la communauté mondiale d’énergie. Une de mes priorités en tant que nouveau Directeur exécutif de l’AIE est de renforcer notre coopération avec ces deux pays. En temps voulu, espérons-ce qui pourrait ouvrir la voie, avec l’appui de tous les gouvernements concernés, à un objectif ultime de leur future adhésion à l’Agence. »


Sur le Web :

World Energy Outlook Edition 2006 (en accès libre)
____________________________
source: ContreInfo
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