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Cent grands patrons apostrophent le G8 sur le changement climatique

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Cent grands patrons apostrophent le G8 sur le changement climatique

Message  jeffe le Lun 23 Juin - 18:46

Source: www.letemps.ch
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GOUVERNANCE. Soutenus par le Forum économique mondial (WEF), des responsables de multinationales appellent à la réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.

Frédéric Lelièvre
Vendredi 20 juin 2008

Les politiques tergiversent. Les patrons veulent des décisions. Vite. Dans une lettre remise ce matin au premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, 93 présidents et directeurs généraux de multinationales pressent les responsables politiques de «définir une stratégie rapide et fondamentale pour créer une économie mondiale à faible teneur en carbone». Début juillet, le Japon organisera une réunion du G8 (les sept pays les plus industrialisés et la Russie); le climat figure en tête de son agenda.

Brady Dougan, de Credit Suisse, le banquier privé Ivan Pictet ou encore le patron d'Holcim réclament, avec les responsables de Shell, British Airways ou Renault, un cadre général et des objectifs de long terme, comme «la réduction de moitié, au moins, des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050». Ils entendent ainsi limiter la hausse de températures à 2 °C au-dessus du niveau préindustriel. Un tel réchauffement éliminerait pourtant déjà plus de la moitié des domaines skiables alpins, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Dans leur lettre de 12 pages, rédigée sous les auspices du Forum économique mondial (WEF), ils demandent en outre la standardisation de la mesure des rejets de carbone pour créer un marché mondial des droits d'émission. Ils appellent enfin à la multiplication des partenariats public-privé.

«Incitations considérables»

«C'est encourageant qu'une telle initiative vienne des milieux économiques», juge Urs Luterbacher, professeur à HEID à Genève et à la tête de l'unité qui étudie le climat. Il salue leurs recommandations, qui «suivent celles de la conférence de Bali». Fin 2007, cette réunion a commencé à préparer le renouvellement, en 2013, du Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

L'universitaire regrette toutefois que les «gros pollueurs américains, comme les constructeurs de voiture et les pétroliers», ne figurent pas dans la liste des signataires. En revanche, il salue la présence de groupes du Sud, indiens ou brésiliens, actuellement non concernés par l'accord de Kyoto. «Si les signataires arrivent à s'organiser, ils peuvent créer une dynamique et influencer les autres», selon lui.

Les patrons ont raison de demander un objectif clair de réduction des émissions car «cela manque», poursuit le professeur. Il approuve encore leur demande de financements mixtes. Pour atteindre leur objectif, «il faut des incitations économiques considérables, impossibles à satisfaire avec les seuls fonds publics», continue-t-il.

Enfin, Urs Luterbacher regrette que la lettre «n'insiste pas assez sur la nécessité d'une excellente surveillance des émissions, indispensable au fonctionnement efficace d'un marché mondial des droits de polluer». Si les certificats «ne sont pas fiables, un peu comme l'était l'évaluation des «subprime», le système ne peut tourner».

Reste que les espoirs des grands patrons ont déjà été douchés mardi. Yasuo Fukuda a prévenu qu'il revenait à l'ONU, et non au G8, de fixer de tels objectifs.

Les politiques tergiversent. Les patrons veulent des décisions. Vite. Dans une lettre remise ce matin au premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, 93 présidents et directeurs généraux de multinationales pressent les responsables politiques de «définir une stratégie rapide et fondamentale pour créer une économie mondiale à faible teneur en carbone». Début juillet, le Japon organisera une réunion du G8 (les sept pays les plus industrialisés et la Russie); le climat figure en tête de son agenda.

Brady Dougan, de Credit Suisse (CSGN.VX), le banquier privé Ivan Pictet ou encore le patron d'Holcim (HOLN.VX) réclament, avec les responsables de Shell, British Airways ou Renault (RNO.PA), un cadre général et des objectifs de long terme, comme «la réduction de moitié, au moins, des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050». Ils entendent ainsi limiter la hausse de températures à 2 °C au-dessus du niveau préindustriel. Un tel réchauffement éliminerait pourtant déjà plus de la moitié des domaines skiables alpins, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Dans leur lettre de 12 pages, rédigée sous les auspices du Forum économique mondial (WEF), ils demandent en outre la standardisation de la mesure des rejets de carbone pour créer un marché mondial des droits d'émission. Ils appellent enfin à la multiplication des partenariats public-privé.

«Incitations considérables»

«C'est encourageant qu'une telle initiative vienne des milieux économiques», juge Urs Luterbacher, professeur à HEID à Genève et à la tête de l'unité qui étudie le climat. Il salue leurs recommandations, qui «suivent celles de la conférence de Bali». Fin 2007, cette réunion a commencé à préparer le renouvellement, en 2013, du Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.

L'universitaire regrette toutefois que les «gros pollueurs américains, comme les constructeurs de voiture et les pétroliers», ne figurent pas dans la liste des signataires. En revanche, il salue la présence de groupes du Sud, indiens ou brésiliens, actuellement non concernés par l'accord de Kyoto. «Si les signataires arrivent à s'organiser, ils peuvent créer une dynamique et influencer les autres», selon lui.

Les patrons ont raison de demander un objectif clair de réduction des émissions car «cela manque», poursuit le professeur. Il approuve encore leur demande de financements mixtes. Pour atteindre leur objectif, «il faut des incitations économiques considérables, impossibles à satisfaire avec les seuls fonds publics», continue-t-il.

Enfin, Urs Luterbacher regrette que la lettre «n'insiste pas assez sur la nécessité d'une excellente surveillance des émissions, indispensable au fonctionnement efficace d'un marché mondial des droits de polluer». Si les certificats «ne sont pas fiables, un peu comme l'était l'évaluation des «subprime», le système ne peut tourner».

Reste que les espoirs des grands patrons ont déjà été douchés mardi. Yasuo Fukuda a prévenu qu'il revenait à l'ONU, et non au G8, de fixer de tels objectifs.


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