View my page on Freemen
Derniers sujets
» LES PESEES ACTIVES S'ETEIGNENT
par Admin Dim 17 Mai - 20:17

» GOODBYE MISTER BUSH
par jeffe Mer 5 Nov - 11:47

» de passage
par jeffe Mar 4 Nov - 19:27

» Discours d'Yves Cochet à l'Assemblée Nationale
par jeffe Lun 20 Oct - 9:03

» Fin du Plan maladies rares
par jeffe Mar 14 Oct - 12:47

» Les bourses européennes plongent
par jeffe Sam 11 Oct - 9:08

» AU BORD DU GOUFFRE
par loïs Ven 10 Oct - 22:06

» Trois fous se disputant le monde…
par jeffe Ven 26 Sep - 11:38

» Nicolas Sarkozy, Thierry Meyssan et la CIA
par loïs Mar 19 Aoû - 8:25

» Croissance négative de -0,2% au deuxième trimestre dans la zone euro
par jeffe Ven 15 Aoû - 10:56

PROMOTION DU FORUM
booterForum: votez pour ce site

www.meilleurduweb.com : Votez pour ce site.
HEBERGEMENT DE FICHIERS
Hébergement de fichiers

Hébergement d'Images
partenaires et amis
Réseau de Blog FreeWOmen

Forum Expression Libre

Blog de Pierre JC Allard

Blog de Bettina

Site consacré à l'esprit libertaire

Flux RSS
Pour vous abonner au flux RSS des Pensées Actives, cliquez sur ce logo.

Flx RSS
Flux RSS Suivis
Visit the Widget Gallery
Mots-clés


vers un inévitable chaos climatique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

vers un inévitable chaos climatique

Message  jeffe le Dim 29 Juin - 20:23

Mark Lynas et plusieurs spécialistes du climat ont élaboré 3 scénarios prospectifs, prenant pour hypothèses différentes modalités d’action de la communauté internationale visant à réduire les émissions de carbone. Réalisée sous l’égide d’un think tank dont la vocation est de promouvoir le marché, il ne faut sans doute pas s’étonner que cette étude mette en avant une solution basée sur une bourse des droits à polluer. Mais à la différence de Kyoto, au lieu de monétiser des droits d’émissions de carbone, la méthode proposée consiste à instaurer un plafonnement et des droits en amont, portant sur l’extraction et la vente des combustibles fossiles. Un pic réglementaire, en quelque sorte. La mauvaise nouvelle, c’est que quelle que soit la méthode adoptée, les objectifs actuels ne sont pas tenables. Selon les scénarios, le réchauffement atteindrait de 2,9 à 4,8°, largement au delà des 2° considérés jusqu’à présent comme la limite à ne pas dépasser.

Par Mark Lynas, The Guardian, 12 juin 2008

Il est parfois nécessaire de penser l’impensable, en particulier lorsqu’il s’agit d’un problème aussi dangereux que celui des changements climatiques - il n’y a pas de place pour le dogme lors de l’examen de l’habitabilité future de notre planète.

C’est dans cet esprit que moi-même et un groupe de spécialistes du climat, de l’économie et des politiques internationales nous nous sommes réuni sous l’égide du Stockholm Network, pour définir les scénarios explorant la manière dont les politiques internationales pourraient évoluer - et de leur éventuel impact pour le climat terrestre. Nous avons élaboré trois hypothèses, et demandé aux experts du Met Office Hadley Center de les évaluer à l’aide de ses modèles climatiques pour déterminer l’augmentation de la température qui en résulterait. Les résultats ont été tout à la fois surprenants et profondément troublants.

Nous avons nommé chaque scénario. Le plus pessimiste a été baptisé « Engagements non tenus » - un monde où les gouvernements se réunissent pour prendre des engagements sur les changements climatiques, mais font ensuite marche arrière ou ne parviennent pas à s’y conformer. Cela vous rappelle quelque chose ? Ce devrait être le cas : ce scénario ressemble fort étroitement à ce qui s’est déroulé ces 10 dernières années, et il prévoit une tendance à la hausse des émissions jusqu’en 2045.

« Kyoto plus » est un scénario plus optimiste : les gouvernements s’y engagent sur un accord ambitieux à Copenhague en 2009, contraignant les pays industrialisés à entreprendre un nouveau cycle de négociations définissant des objectifs d’émission à la manière du protocole de Kyoto. Les pays en développement rejoignent ensuite ce processus au fur et à mesure qu’ils entrent dans le « premier monde ». Ce scénario offre le meilleur résultat que l’on puisse raisonnablement espérer du processus actuel - mais de façon inquiétante, il conduit également à une augmentation des émissions jusqu’en 2030.

Le troisième scénario - appelé « changement » - mérite d’être étudié de près. Dans celui-ci, nous avons envisagé l’apparition de catastrophes climatiques majeures dans le monde en 2010 et 2011, provoquant un renforcement soudain du sentiment d’urgence concernant le réchauffement de la planète. Aiguillonnés par ces évènements, les dirigeants du monde enterrent Kyoto, et abandonnent les efforts visant à réglementer les émissions au niveau national. Au lieu de cela, ils concentrent leurs efforts sur les entreprises qui produisent des combustibles fossiles - les gisements de pétrole et de gaz et les mines de charbon - et les Nations unies fixent un plafond mondial de production « en amont » et procèdent à la mise aux enchères des permis d’émission négociables pour les producteurs de carbone.

Venant remplacer la tâche complexe de définir avec des nations rétives une réglementation concernant des milliards de personnes, le mécanisme des prix fait le travail : les entreprises transfèrent simplement l’augmentation des coûts en directions des consommateurs, et de la demande pour les produits carbonés commence à décroître. La vente aux enchères de permis permet de lever des milliards de dollars venant faciliter le financement de la transition vers une économie pauvre en carbone et compensant l’impact de la hausse des prix sur les plus défavorisés.

Le cadre clairement défini sur le long terme consistant à mettre un prix sur le carbone produit une forte incitation à réorienter les investissements vers les énergies renouvelables et les productions à faible teneur en carbone. Plus encore, un plafonnement rigoureux du carbone signifie que les émissions mondiales commencent à décroître dès après 2017.

Ce « plafonnement en amont » n’est pas une idée nouvelle, et notre approche s’appuie notamment sur un ouvrage à paraître du spécialiste Oliver Tickell. Cependant, la vision communément partagée par les gouvernements et les groupes environnementaux insiste sur le fait que « Kyoto est la seule solution disponible », et que les tentatives de proposer une alternative ne sont que de dangereuses hérésies.

Observons cependant les estimations de hausse de la température associées à chaque scénario. « Engagements non tenus » voit la température augmenter de 4,85 ° C d’ici à 2100 (avec une probabilité de 90%), pour « Kyoto plus » de 3,31 °C et « changement » de 2,89 ° C. C’est plutôt déprimant : il n’existe pas de scénario plausible politiquement permettant d’espérer que nous puissions maintenir le monde en dessous du seuil de risque que sont ces deux degrés, retenus comme objectif officiel par l’UE et le Royaume-Uni. Cela signifie que tous les scénarios verraient la disparition de la banquise arctique, la progression des déserts et le stress hydrique dans les régions subtropicales, des évènements météorologiques extrêmes, des inondations et la fonte des glaciers dans les Andes et l’Himalaya. D’où la nécessité de se concentrer beaucoup plus sur l’adaptation aux changements climatiques : ce sont les impacts auxquels l’humanité va devoir faire face quelles que soient les décisions prises au niveau politique.

Mais l’autre grande leçon est que s’en tenir à la politique actuelle représente en fait une option très risquée, et non pas une sage décision. Compter sur le Protocole de Kyoto pourrait se traduire par l’effondrement de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest et le franchissement de seuils qui impliquent un accroissement massif du méthane libéré par la fonte du permafrost de Sibérie. Si la politique actuelle continue à échouer - sur le modèle du scénario « Engagements non tenus » - de 50% à 80% de toutes les espèces sur terre pourraient être menacées d’extinction en raison de l’ampleur et de la rapidité du réchauffement, et une grande partie de la surface de la planète deviendrait inhabitable pour l’homme. Ce sont des milliards, et non des millions de personnes qui seraient déplacées.

De quelle manière les choses vont-elles évoluer ? En fin de compte ce qui fait la différence entre ces scénarios c’est la volonté politique : la question est maintenant de savoir si l’humanité peut faire preuve du courage et de la clairvoyance nécessaires pour se sauver elle-même, ou si la poursuite des tendances actuelles - au plan économique et politique - nous condamnera au désastre climatique.

Mark Lynas est un auteur indépendant, spécialiste du domaine du changement climatique
_________________________________________________________________________________________________

Stockholm Network - Scénarios carbone : imaginer un avenir écologique

Résumé des conclusions de l’étude

Les « scénarios carbone » établis par le Stockholm Network, au nombre de trois, « Kyoto plus », « engagements non tenus » [1] et « changement », décrivent les trajectoires futures résultant de trois approches différentes dans les politiques climatiques menées au niveau international. Plus précisément, ils examinent quelles seraient les conséquences de ces politiques pour le climat, l’activité économiques et les coûts sociaux induits.

De façon préoccupante, aucun de ces scénarios ne conduit au succès dans la lutte contre le réchauffement climatique, tel que défini par le Royaume-Uni, l’UE et l’ONU, soit une probabilité supérieure à 90% que la température n’augmente pas de plus de 2 ° C au-dessus des niveaux de l’époque pré industrielle.

Seul le scénario « changement » permet de contenir l’élévation de température sous les 3 ° C avec une probabilité de 90%, objectif moins ambitieux que certains au Royaume-Uni et dans l’Union européenne envisagent désormais d’adopter, en considérant que la limite des 2 ° C est déjà hors d’atteinte.

Ces résultats devraient donner matière à réfléchir pour les responsables des politiques environnementales.

Résumés des 3 scénarios :

Kyoto Plus
• Ce scénario explore une trajectoire permettant d’obtenir une atténuation significative des changements climatiques, mais reste en deçà des objectifs définis par le Royaume-Uni, l’Union européenne et l’ONU.
• Il prévoit un processus graduel de coopération conduisant à un plafonnement global des émissions de CO2 d’ici à 2012.
• La probabilité d’une élévation de la température moyenne mondiale inférieure à 3,15 ° C par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle d’ici 2100 est de 90%, et l’économie mondiale continue de croître, après avoir absorbé avec succès les coûts supplémentaires induits.
• Toutefois, à long terme la température pourrait augmenter au-delà du seuil de « succès » et le coût et la complexité de l’administration d’un système mondial d’échange des droits d’émissions de CO2 reste pénalisante pour la croissance sur le long terme.

Engagements non tenus
• Ce scénario examine l’éventualité de circonstances où la volonté politique pour appliquer les mesures décrites dans le scénario précédent pourrait s’amoindrir et faire défaut, aboutissant à une situation ou prévaut la compétition entre régions du monde.
• L’augmentation de la température moyenne mondiale est inférieure à 4,8 ° C avec une probabilité de 90% et conduit à une forte probabilité d’importants changements climatiques à partir de 2100.
En outre, bien que les coûts initiaux induits par un plafonnement global des émissions ne soient pas présents, les systèmes régionaux de limitation des émissions sont moins efficaces.
• Les coûts supplémentaires proviennent de l’intensification de la concurrence économique régionale, y compris l’utilisation de taxe carbone, et de très importants coûts économiques directs provoqués par les changements climatiques.
La prise en compte des contraintes économiques à court terme conduit à des décisions à courte vue qui ont pour effet de limiter la croissance à long terme et entraînent de graves conséquences au plan humain en raison des changements climatiques.

Changement

• Ce scénario étudie la possibilité que les politiques puissent prendre un cours radicalement différent en réponse à un changement marqué dans la perception du réchauffement climatique, qui conduirait à l’adoption d’un cadre politique novateur, consistant en un plafonnement de la production mondiale de combustibles fossiles.
• C’est dans ce scénario que le changement climatique serait le moindre, avec une probabilité à 90% de maintenir l’élévation de température en dessous de 2,85 ° C. En l’état, c’est le seul scénario qui évite le passage du seuil des 3 ° C.
• Les coûts initiaux sont plus élevés que dans les deux autres scénarios, mais l’économie mondiale connaît une croissance plus forte sur le long terme en raison de l’efficacité de ce modèle, qui montre qu’un mécanisme de marché mettant l’accent sur une allocation efficace du carbone, plutôt qu’une myriade de politiques sectorielles, offre les meilleures chances d’éviter de graves changements climatiques et de permettre le maintien de la croissance économique tout en réduisant les émissions.

Nous invitons les lecteurs à tirer leurs propres conclusions et utiliser ces scénarios comme base de leur propre analyse. Cependant, les trois enseignements qui nous apparaissent les plus importants, car ils sont indispensables au succès dans la lutte contre les changements climatiques, sont les suivants :

Aucun ne conduit au « succès » dans la lutte contre le réchauffement, tel que défini par le Royaume-Uni, l’UE et l’ONU :

Aucun de nos scénarios ne contient le réchauffement sous le plafond des 2 ° C qui est actuellement considéré comme le critère de succès dans la lutte contre le changement climatique. Les décideurs politiques doivent réfléchir sérieusement à l’adaptation aux changements climatiques dès aujourd’hui, car un certain degré d’adaptation sera nécessaire, quel que soit le scénario.

Si aucun des scénarios ne permet d’atteindre la cible des 2 ° C, seul le scénario « changement » permet d’atteindre l’objectif moins exigeant des 3 ° C. Le processus s’est déclenché, mais il reste une possibilité d’éviter les plus graves conséquences à condition d’adopter des politiques innovantes et efficaces.

Les risques du processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCC) :

Les efforts internationaux actuels, bien qu’il puissent conduire à une réduction marquée des changements climatiques, pourraient être contrariés par des retours en arrière, des retards et être inefficaces, car ils dépendent de l’ensemble de la communauté internationale et n’avancent que lentement. Bien que cela ne signifie pas que ce processus ne puisse pas apporter d’importantes atténuations des changements climatiques, cela signifie qu’il existe de grands risques politiques.

L’importance du transfert de richesse :

Bien que le monde développé soit responsable de la majeure partie des émissions de carbone par le passé, l’essentiel des futures émissions proviendra du monde en développement, en particulier des économies les plus dynamiques. Il est donc essentiel que le monde en développement soit aidé à obtenir des technologies propres. En outre, au moins à court terme, la majeure partie des coûts des changements climatiques pèsera sur les pays en développement, et une aide financière doit leur être fournie pour permettre une adaptation appropriée.

Le Stockholm Network est un groupe de réflexion orienté vers la recherche des solutions de marché. Il mène des recherches dans les domaines de l’énergie et l’environnement, la santé et la prospérité, de la propriété intellectuelle et de la concurrence.

A partir des modélisations d’émissions réalisées par le Réseau de Stockholm sur la base des scénarios de référence de l’AIE, le Met Office, Hadley Center a utilisé une modélisation du climat simple afin de calculer les élévations de température probables à la fin du siècle pour les trois scénarios. Il est important de noter que les modélisations des émissions de CO2 ont été réalisées par le Stockholm Network. Le rôle du Met Office, Hadley Center était de convertir ces hypothèses d’émissions de CO2 en scénarios climatiques.

[1] agree & ignore


Sur le web :

Stockholm Network : Carbon Scenarios - Blue Sky Thinking
for a Green Future
______________________________________
Publication originale The Guardian, traduction et source Contre Info
avatar
jeffe

Messages : 581
Date d'inscription : 16/03/2008
Age : 59

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum