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Libération d’Ingrid Betancourt : ce que ne dit pas la version officielle

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Libération d’Ingrid Betancourt : ce que ne dit pas la version officielle

Message  jeffe le Sam 5 Juil - 5:47

Comme,tairLibération d’Ingrid Betancourt : ce que ne dit pas la version officielle

Par Claude-Marie Vadrot

Hollywood aura du mal à scénariser la libération d’Ingrid Betancourt. Le gouvernement colombien, avec l’aimable participation des Etats-Unis et d’anciens des services secrets israéliens, s’est déjà chargé de nous offrir un véritable conte de fées, prenant parfois les allures d’une bluette de série B. Les médias prennent leurs lecteurs et leurs téléspectateurs pour des imbéciles en persistant à raconter sans le moindre recul, sauf celui de notre confrère Gilles Perez, et avec des trémolos dans la voix, le succès de «l’opération militaire » réussie par l’armée colombienne.

Ce n’est pas remettre en cause le courage d’Ingrid Betancourt, le plaisir d’apprendre enfin sa libération, ni son extraordinaire volonté de surmonter ses souffrances. Ce n’est pas minimiser le soulagement de ses familles. Mais le gouvernement colombien tente de vendre au monde entier comme un fait d’armes, ce qui n’est qu’une reddition d’un groupe des FARC.

Car ce groupe, il y a un peu plus de trois mois, avait fait savoir aux autorités colombiennes, qui s’en firent officiellement l’écho plus tard, qu’il était prêt à se rendre. Et qu’il était prêt à rendre les otages sous son contrôle, en échange d’une immunité et d’un départ en exil pour la France.

C’est vers la fin du mois de mars, comme le quotidien El Tiempo s’en fit l’écho avec l’interview d’un prêtre, que le groupe chargé de la garde d’Ingrid Betancourt et des trois « militaires américains » (nul ne les a vus d’ailleurs depuis leur libération mercredi) a officialisé ses contacts avec le gouvernement colombien. Le marché proposé par quelques chefs fatigués et désorientés était clair : la livraison de la quinzaine d’otages contre de l’argent et l’immunité.

Les différents recoupements effectués auprès de journalistes de Radio Caracol, la radio qui diffuse tous les jours des messages à l’intention des otages, de l’agence de presse Anncol (réputée proche des FARC) et de journalistes colombiens qui ne veulent pas s’attirer les foudres de la présidence de leur pays, permettent de reconstituer l’histoire d’une reddition transformée en opération militaire. Succès militaire qui permet opportunément de renforcer l’image de l’armée et d’un président par ailleurs occupé à faire modifier la constitution pour pouvoir se présenter une troisième fois à la prochaine élection présidentielle.

Dès le mois de mars, de premières indications sur l’opération engagée

Le 25 mai donc, le lendemain de l’annonce de la mort du vieux chef des FARC, Manuel Marulanda, le président Uribe, au cours d’une réunion informelle avec des citoyens, déclara officiellement que le groupe de guérilleros qui gardait Ingrid Betancourt et les trois Américains était prêt à les relâcher en échange de l’immunité et d’une récompense. Pour le président il s’agissait de prévenir les fuites dans la presse sur une opération de « retournement » déjà engagée depuis au moins deux mois.

C’est en effet le 27 mars, au lendemain de la mort du chef des FARC, que El Tiempo, journal proche du gouvernement, publie sa première allusion à cette manœuvre. Il s’agit alors de mettre à profit la lassitude de nombreux guérilleros désorientés par la mort de Raul Reyes. Le vieux chef a été liquidé le samedi 1er mars par un missile frappant son camp situé moins de deux kilomètres à l’intérieur du territoire de l’Equateur.

Dans l’un des trois ordinateurs de Raul Reyes, chargé habituellement de négocier avec divers intermédiaires, avec la Croix-Rouge, avec le président équatorien et Hugo Chavez, les services de renseignements de l’armée colombienne, aidés par leurs conseillers américains, ont rapidement découvert le moyen de contacter le groupe chargé d’Ingrid Betancourt et de localiser la zone où il se cachait. A ce moment, d’ailleurs, un premier mécanisme de libération de la Franco-Colombienne était en cours de réalisation.

L’ambassadeur de France en Equateur l’a laissé entendre quelques jours après la mort de Raul Reyes. Paris savait alors que le négociateur des rebelles avait établi un camp provisoire en territoire équatorien. Il était en contact étroit avec la France et les gouvernements équatoriens et vénézuéliens. Le détachement présent sur le territoire équatorien, expressément autorisé par les émissaires du président Rafael Correa, avait pour mission d’organiser le transfert des otages, depuis cette zone frontière.

Surtout, Raul Reyes, responsable de la communication de la guérilla, souhaitait changer d’interlocuteur, les interventions bruyantes du Vénézuélien Hugo Chavez risquant de remettre en cause l’éventuelle libération des membres des FARC emprisonnés en Colombie. C’est en tous les cas ce qu’auraient rapporté aux services spéciaux équatoriens deux membres des FARC, rescapés de l’attaque du camp.

Ces deux membres ont confirmé que des éléments équatoriens armés avaient fourni une aide logistique permettant à la guérilla d’installer un poste de commandement et de communication provisoire. Ces deux rescapés ont depuis été mis en sûreté dans les environs de Quito, la capitale du pays.

La Colombie fait échouer un processus de libération via l’Equateur

Ces deux guérilleros ont décrit la précision de l’attaque qui a détruit ce camp, attaque à laquelle ils ont échappé parce qu’ils s’étaient éloignés de quelques centaines de mètres. Ils ont raconté que cinq bombes ont frappé simultanément la vingtaine d’hommes qui y vivaient depuis quelques jours. Selon plusieurs sources, ces bombes ou missiles n’ont pas été largués par des avions colombiens mais par des appareils américains volant à haute altitude. Ils ont été guidés par le faisceau d’ondes émis par l’un des téléphones satellites utilisés par Raul Reyes.

Ayant réussi à se procurer quelques jours auparavant le numéro de ce téléphone, et en accord avec le gouvernement colombien, les responsables américains ont estimé nécessaire de mettre un terme à la négociation qui était sur le point d’être finalisée. La libération d’Ingrid Betancourt était alors programmée pour le 8 mars, journée internationale de la femme.

L’objectif de cette attaque, toutes les informations et tous les indices l’indiquent, était de remettre en cause la libération d’une otage médiatique. Car, dans ces conditions, cette libération aurait redoré la réputation d’une guérilla en perte de vitesse ; elle aurait été portée au crédit de l’Equateur, du Venezuela et de la France. La mort, dans des conditions mal éclaircies, le vendredi 7 mars, d’un autre dirigeant des FARC, Yvan Rios, ne pouvait qu’accentuer la tentation de rupture de tout processus de négociation.

Si ces deux opérations ont été concertées, il est évident qu’elles visaient à affaiblir la fraction des guérilleros désireuse de sortir de l’impasse et de négocier les libérations. Le président Correa de l’Equateur déclara alors publiquement : « Regardez la bassesse d’Alvaro Uribe, il savait qu’en mars douze otages allaient être libérés, parmi eux Ingrid Betancourt. Il le savait et il a utilisé ses contacts pour monter ce traquenard et faire croire au monde qu’il s’agissait de contacts politiques et pour lancer un écran de fumée sur son action injustifiable. »

Une négociation directe avec le groupe détenant Ingrid Betancourt

Une autre partie de poker politique pouvait alors être engagée par les Colombiens. Elle consista à prendre contact directement avec le groupe identifié gardant Ingrid Betancourt, et à le convaincre que la reddition était la meilleure des solutions.

L’armée se rapprocha d’eux ; elle cessa de harceler ce groupe d’une centaine de personnes. Ce qui lui a permis de se procurer plus facilement des médicaments et des provisions, pour les guérilleros et pour les otages. D’où l’apparence de meilleure santé des otages libérés mercredi : ils ont eu le temps de reprendre des forces, même s’ils n’étaient évidemment pas conscients de ce qui se tramait.

Il n’y a eu, en dépit de la version officielle, aucune infiltration des services spéciaux militaires. Simplement, avec l’aide logistique (et notamment le support de drones) américaine, le groupe a été suivi jour après jour pendant que se préparait par radio, et par l’intermédiaire d’un émissaire, le scénario de reddition. Scénario reposant, comme l’a expliqué Ingrid Betancourt, sur une évacuation de sécurité par une ONG imaginaire. De quoi faire admettre, à ceux qui n’étaient pas dans le secret, l’arrivée de plusieurs hélicoptères, puisque les FARC ne disposent pas de ce type de moyens aériens.

Il a évidemment fallu plusieurs semaines pour qu’un maximum de chefs du groupe soient convaincus. La condition de ce groupe des FARC étant d’abord l’impunité promise et l’assurance qu’aucun coup de feu ne serait tiré. Le contrat a été respecté. Vers le 15 juin, le gouvernement colombien a fait demander à la France si l’offre d’accorder l’asile aux rebelles, offre faite tant par Nicolas Sarkozy que par François Fillon, tenait toujours. La réponse ayant été positive, la phase finale de l’opération a été mise en route sans que les rebelles aient à se déplacer, les otages étant à peu près désormais « présentables ».

Il ne restait plus, au moment du dénouement, qu’à accréditer l’invraisemblable version d’une opération militaire surprise, résultat d’une opération d’infiltration. La réalité est moins glorieuse pour l’armée colombienne. Mais l’essentiel est la liberté d’Ingrid Betancourt et de ses quatorze compagnons de captivité.

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